‹ Les septembriseursChapitre 118 sur 300 · SCENE VII. i · texte numérisé non relu

SCENE VII. i

LE MARSEILLAIS

Caumo vou disoun?

l'abbé saurin.

SaArin.

LE MARSEILLAIS

Ah, ah! Vouastré fréro es mounparen.

l'abbé saurin.

Puisque sioun paren , daurias ben mé tira d'aquestou marri pas.

LE marseillais.

Citoyens, cet homme est mon parent. Ainsi, il ne doit périr que par les ordres de la justice.

les égorgeurs.

Tout comme les autres, pas de préférence,

LE MARSEILLAIS

Mes amis, je suis un bon bougre. Quand je vous

LE MARSEILLAIS

Comment vous nommez-vous ?

l'abbé sauriit.

Saurin.

LE MARSEILLAIS

Ah, ah! comment! Mais votre frère est mon parent!

l'abbé saurin.

Puisque nous sommes parents , vous devriez bien me lirer d'ici.

i56 LES CARMES,

en demande un , c'est que j'ai des droits pour l'obtenir. Sachez que j'étais à la prise de la Bastille^ que j'ai pénétré au mois d'octobre jusque dans la chambre à coucher de l'Autrichienne, que j'ai parlé à M. Veto dans la journée du 20 juin, et que j'ai tué plus d'un Suisse le 10 août.

(Découvrant sa poitrine.) Voilà IcS bleSSUreS quC j'v cli

reçues.

UN ÉGORGEUR

Tu es un bon enfant , et tu n'es pas homme à sauver un aristocrate. Il faut qu'il conduise son parent à sa section pour y être jugé. Qu'en ditesvous?

LES ÉGORGEURS

Oui^ oui, c'est un bon enfant.

UN ÉGORGEUR

Retou, en vois-tu un qui s'est faufilé sur cet arbre? Donne-moi ton fusil que je le fasse descendre. Ah! vieux corbeau, te voilà bien perché là-dessus.

(L'égorgeur tire , le prêtre tombe , et quatre ou cinq assassins se précipitent sur lui le sabre à la main. On continue à donner la chasse aux prêtres comme à des bêtes fauves.)

Vous ne vous y prenez pas bien, ce n'est pas cela que j'avais commandé. Voilà près d'une heure que vous êtes ici , vous en avez tué tout au plus

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