‹ Les septembriseursChapitre 144 sur 300 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

LA FEMME DU CONCIERGE, entrant et fermant précipitamment la porte sur elle , en jetant des cris d'effroi.

Ah! nous sommes perdues! tournez la clef! n'ouvrez pas ! on vient pour nous égorger.

LES FILLES, riant.

Eh bien , eh bien j as-tu jamais vu ? Est-ce qu'elle est folle la concierge ?

* Il est probable que cette fdle veut parler du jour oîi Barnave fut porté en triomphe , et de l'improvisation de Mirabeau , qui se termine par ces paroles éloquentes : « Je n'avais pas besoin de cet exemple pour « savoir qu'il n'y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéïenne ! »

î9o LA SALPÉTRIÈRE.

VICTOIRE

M'est avis qu'ils amont caressé la bouteille eux

deux son mari.

MADAME DESRUES, à la femme du concierge.

Qu'avez-vous ?

LA FEMME DU CONCIERGE

Les Marseillais ont enfoncé les portes et massacré toutes les personnes qu'ils ont trouvées dans l'hospice. Il y en a deux qui m'ont poursuivie jus-

qu ICI. ( On frappe à la porte, j

VOIX DU DEHORS

Au nom du peuple , ouvrez la porte !

LA FEMME DU CONCIERGE

N'ouvrez pas ! ce sont des brigands; n'ouvrez pas, vous nous feriez toutes massacrer!

(Ou frappe plus fort.) VOIX DU DEHORS.

Je te dis qu'elles sont ici.

MADEMOISELLE DE M

O ma, chère petite Julie, je ne te reverrai plus.

MADAME DESRUES

Enfin ce sera le terme de mes tourments.

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