‹ Les septembriseursChapitre 155 sur 300 · SCÈNE II. 2o · texte numérisé non relu

SCÈNE II. 2o

après cela, coupé les seins j après cela (onemend

un coup de canon, j

BILLAUD-VARENPîES.

Ha, ha ! voilà le signal.

HENRIOT

Nous avons donc de l'artillerie ?

BILLAUD-VARENNES

La section des Droits-de-rHomme a promis ses deux pièces.

MAMIN

On en a chargé une avec une jambe de la Lamballe.

BILLAUD-VARENNES

Le concierge de Bicêtre est un mauvais drôle; il a des canons à sa disposition, et s'il voulait résister nous n'aurions pas trop de nos deux pièces.

HENRIOT

Nous n'avons guère plus de trois à quatre cents travailleurs.

MAILLARD

Oui, mais il y a des gens qui les aident,

Eh! pas beaucoup.

2o4 BICETRE.

MAMIN y à un fossoyeur.

J'espère qu'en voilà de la besogne^ hein? Le métier va-t-il ces jours-ci !

LE FOSSOYEUR

C'est la vingtième voiture : le puits d'ici à côté est déjà plein. Dites donc , monsieur, qu'est-ce donc qu'on va faire ?

MAMlN.

On va se réunir ici pour marcher sur Bicêtre.

LE FOSSOYEUR

Pour. . .

MAMIN

Pour, pour.. . parbleu, pour tuer les prisonniers.

LE FOSSOYEUR

Mais, monsieur, les prisonniers de Bicêtre, c'est pas des aristocrates, c'est des fous et des galériens.

MAMIN

Je m'en f..... qu'ils soient ce qu'ils voudront; on me paie pour tuer, et je tue.

LE FOSSOYEUR

Ma foi, c'est tout comme moi; on me paie pour enterrer, et j'enterre.

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