‹ Les septembriseursChapitre 160 sur 300 · UN JEUNE FOU · texte numérisé non relu

UN JEUNE FOU

Sophie! vSophie!... aurais-je pu jamais espérer autant de félicité sur la terre , etpouvais-je croire que dans ce calice de la vie il y avait tant de douceurs cachées? Je tremble aujourd'hui que mon bonheur ne m'échappe^ que le moindre mouvement, que la moindre agitation ne le dérange. Je voudrais que tout s'arrêtât dans le monde. L'univers entier me paraît une parfaite harmonie. Depuis quelque temps, ma vie coule avec calme et pureté -, rien n'en trouble le cours. Je suis heureux ! — Moi? oh ! je meurs de chagrin. Ma Sophie, où es-tu donc?

Page 1