‹ Les septembriseursChapitre 159 sur 300 · UN FOU JALOUX · texte numérisé non relu

UN FOU JALOUX

Emilie, ô ma chère Emilie ! femme adorée ! tu n'aimes que moi, n'est-il pas vrai? — Ah! ah! donnez-moi mes pistolets que je le tue. Infâme séducteur , tu veux me déshonorer. J'espère maintenantqu'onne m'accusera plus de jalousie. Toute la terre l'a vu , il a passé près de ma femme. Emilie , je te défends de le regarder ; tu ne l'as pas regardé , mais tu l'aimes; tu l'aimes! O rage!... Oui, vous vous entendez... Donnez -moi mon

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épée ^ que je tue ma femme. O ma femme ^ je

t'adore 1

UN FOU-AUTEUR

J'ai fait un livre admirable. Toute la terre va l'acheter ; or la terre a plus de cinq cents millions d'habitants : mais supposons que seulement quatre cent millions achètent mon livre... On ne veut pas acheter mon livre. Quelle jalousie ! quelle envie î Mon livre est le plus beau de tous les livres , et je meurs de faim. Mais voilà de l'encre et une plume , il y a de quoi boire et manger. Dînons.

UN FOU COMME IL n'y EN A PAS.

Un bon roi est celui qui peut faire couper la tête à ses sujets quand il s'ennuie^ parce que tel est son bon plaisir. Si j'étais le maître y je ferais pendre devant leurs maisons tous ceux qui prononceraient le mot constitution , et les choses n'en iraient que mieux.

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