‹ Les septembriseursChapitre 186 sur 300 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

ROBERSPIERRE, DANTON, MARAT, COLLOT-D'HERBOIS, BILLAUD- VA- RENNES , COUTHON ( assis autour d'une table ) , UN DOMESTIQUE.

BILLAUD-VARENNES

Le vin n'est pas mauvaise Allons, monsieur Couthon , vous ne buvez pas.

COUTHON y retirant son verre.

Un moment, un moment; je suis au régime , ne me faites pas boire.

Bois^ mon ami; ça te dégourdira.

COUTHON

Ah! gros compère; tu m'as l'air d'un habile médecin.

DANTON

Comme il dévore, le commissaire Maratî il a

mangé un gigot à lui tout seul avant qu^on ait eu le temps de s'asseoir. Roberspierre , regardez donc sa bouche, hein î II avalerait ce brochet en travers.

ROBERSPIERRE

Pour qu'il lui soit plus commode de l'avaler^ je vais en prendre un morceau. ,

collot-d'herbois.

Il expédie les morceaux comme Sganarelle

dans le Festin de Pierre.

MARAT

Onpeutmanger sans crainte : laboucherie a été assez bien fournie aujourd'hui ; Paris est approvisionné.

COTJTHON.

Ça va donc toujours.

BILLATJD-VARENNES.

Ils ont de la besogne , à Bicêtre , pour plus de huit jours.

DANTON , au domestique.

Cadet?

LE DOMESTIQUE

Monsieur.

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