‹ Les septembriseursChapitre 187 sur 300 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

DANTON

Ecoute ici Fais-moi le plaisir de t'en

aller. Tu entends ?

LE DOMESTIQUE

Oui , monsieur ; on y va.

( II son. )

DANTON

Qui vient à l'Assemblée avec moi ?

MARAT

Pas moi; j'ai attendu jusqu'à une heure pour souper , je n'ai pas envie de m'en aller à jeun.

ROBERSPIERRE

Ni moi.

collot-d'herbois.

Ni moi non plus.

COUTHON

A moins que Billaud-Varennes ne vous accompagne , j'ai bien peur que vous ne leviez la séance tout seul.

BILLAUD-VARENNES

Ah ! bien oui y moi , qui arrive de Mont-Rouge à pied. Le diable m'emporte si je quitte la table ! Allons , Roberspierre , mon ami , à votre santé.

i^48 UN SOUPER CHEZ VÉNUA.

DANTON

Il faut cependant que quelques-uns de nous se montrent. N'ayons pas l'air de craindre , messieurs, nous serions écrasés.

ROBERSPIERRE

J'ai passé une partie de la nuit à la Commune :

c'est assez.

DANTON

Je suis inquiet. Il y a dans ce tripot de la droite

quelques niais Eh! l'on ne sait pas: ilspour-

raientmonterlatête au peuple. Allons (il boit un verre /de vin ), voilà qui est fait. ( il se l^ve. )

ROBERSPIERRE

Ne restez pas long-temps : vous nous retrouverez ici.

Oui , il faut que j'aille leur faire un peu d'audace, (n sort. )

COUTHON

Ah ça , quelle drôle d'idée d'aller tuer les malades à Bicêtre?

collot-d'herbois .

Et ces pauvres filles de la Salpétrière ?

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