SCENE II
nivelé le Champ-de-.\Iars. Vous avez manifesté une grande ardeur pour les fêtes. Sans doute vous n'en aurez pas moins pour les combats. Vous avez chanté^ célébré la liberté ; il faut la défendre. Nous n'avons plus à renverser des rois de bronze , mais des rois environnés d'armées puissantes. Je demande que l'Assemblée nationale envoie à l'instant et chaque jour douze commissaires au camp^ non pour exhorter par de vains discours les citoyens à travailler, mais pour piocher eux-mêmes ; car il n'est plus temps de discourir , il faut piocher la fosse de nos ennemis.
LES TRIBUNES
Bravo ! bravo ! vive Vergniaud 1 bravo !
UN Dï;PUTÉ se levant.
Eh bien ! messieurs ?
(Toute l'assemblée se lève et décrète la proposition ; l'enthousiasme est
à son comble.)
UNE VOIX
Mille m s! ca donne envie de se battre.
UNE FEMME
Manie-t-il bien la parole , cet homme-là. Dites donc la mère Lacour, si l'on n'avait rien que des lapins comme ça, on ne serait pas lon^^-temp? dans le fromage blanc.