‹ Les septembriseursChapitre 194 sur 300 · LA MÈRE LACOUR · texte numérisé non relu

LA MÈRE LACOUR

Ne m'en parlez donc pas, j'en ai les larmes aux yeux. Ces scélérats de Prussiens , faut-il qu'ils soient aristocrates !

LA PREMIÈRE FEMME

Tiens ^ qu'est-ce donc qui veut celui-là? Madame Lacour, regardez donc , est-ce qui va monter dans la chaire , le cocher ?

PLUSIEURS voix^ Ah! un cocher, un cocher!

UN DÉPUTÉ

Le sieur Duchemin, cocher de place , demande à être admis à la barre.

LE PRÉSIDENT

Qu'il s'approche.

LE COCHER

Monsieur le président, ça ne sera pas long : je veux vous dire seulement que je n'aime pas les Prussiens, ni les traîtres, ni les aristocrates, et que, tout cocher que je suis, je n'en suis pas moins un bon citoyen, et que j'en ai fait rouler plus d'un qui He me valait pas j mais c'est pas ça. J'ai deux bêtes , sous votre respect , qui en valent d'autres , et une voiture qui , sans me flatter, est propre

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