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LES PRÉCÉDENTS. CHARLOTTE CORDAY

DOMESTIQUE

LE DOMESTIQUE

Mademoiselle Corday d'Armans.

BARBAROUX

Faites entrer.

C'est à monsieur Barbaroux que j'ai l'honn^ de parler?... Je désirerais , monsieur^ obtenir vous un moment d'entretien.

BARBAROUX

J'accepte cet honneur avec empressement^ i

donner la peine d'entrer dans cette salle à manger *...

CHARLOTTE CORDAY, passant devant les députés qu'elle salue.

Ces messieurs sont aussi députés de la Gironde ?

LAN JUIN Aïs ET BUZOT , s'inclinant.

Oui , mademoiselle.

CHARLOTTE CORDAY

AUons^messieurs, du courage! défendez-nousbien.

(Elle entre dans la salle à manger, Barbaroux la suit.) ' LANJUINAIS.

Qu'elle est belle !

BUZOT

Charmante ! Ne trouves-tu pas qu'il y a quelque chose d'enivrant dans les sentiments patriotiques exprimés par une jolie bouche ?

LANJUINAIS^ riant.

Ah ! ah ! Buzot : je le dirai à madame Lodoïska **.

* Quelques personnes ont prétendu que Charlotte Corday, dans sou sacrifice, n'avait fait qu'obéir aux ordres d'un amant. Un sentiment plus noble que l'amour guida la main de celle vertueuse fille. Charlotte Corday n'a jamais vu qu'une seule fois en particulier Barbaroux qui l'a reçue, non dans un lieu secret, mais dans un lieu de passage.

** C'était le nom de madame Buzot.

SCKNE VT. 2»5

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