‹ Les septembriseursChapitre 217 sur 300 · SCENE VIL · texte numérisé non relu

SCENE VIL

(PARIS. Le salou de M. Duperret.)

mhx^le. duperret, m— corday.

Croyez-vous, mademoiselle, que M. Duperret tarde beaucoup à rentrer ?

MADEMOISELLE DUPERRET

Non, mademoiselle, il a prié quelques personnes à dîner, il sera certainement ici à trois heures. Si vous pouvez l'attendre , il recevra avec plaisir des nouvelles de Caen : il parle très-souvent de ce pays. Comment se porte M. Barbaroux ?

CHARLOTTE CORDAY

Très-bien, et je suis chargée de le rappeler à votre souvenir.

MADEMOISELLE DUPERRET

Mademoiselle connaissait déjà Paris, sans doute?

CHARLOTTE CORDAY

Mon Dieu, non; et je ne l'aurais peut-être jamais

vu sans des affaires assez importantes dont je me suis chargée.

MADEMOISELLE DUPERRET

Vous venez dans un beau moment^ on prépare une grande fête pour le lo août. C'est M. David qui s'est chargé des préparatife. On dit que ce sera magnifique. Tout Paris y sera.

CHARLOTTE CORDAY y souriant.

Allons^ eh bien^ je contribuerai à la fête.

MADEMOISELLE DUPERRET

Sans doute, mademoiselle, ce sera une jolie

personne de plus. ( Dans ce moment mademoiselle Corday laisse échapper un rouleau de papier qui paraît contenir quelque chose de lourd et tombe avec bruit sur le parquet ; mademoiselle Duperret le ramasse avec précipitation , et le rend à mademoiselle Corday , en

disant:) C'cst uuc commission , n'est-ce pas? Oh! lorsqu'on vient à Paris, on en est accablé.

CHARLOTTE CORDAY, d'un air troublé.

C'est une emplette que je viens de faire au Palais-Royal... ce n'est rien... c'est...

MADEMOISELLE DUPERRET

Avez -VOUS déjà visité quelques spectacles? On donne, dans ce moment, à Feydeau, Camille

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