‹ Les septembriseursChapitre 228 sur 300 · SCENE XIII. 3oi · texte numérisé non relu

SCENE XIII. 3oi

MARAT

Mal.

LA GOUVERNANTE

Tu travailles trop : tu te brûles le sang. ( On entend le roulemeat d'une voiture qui s'arrête à la porte. )

MARAT

Tout le monde me hait : ceux qui se disent mes amis sont ceux qui désirent le plus ma mort. Roberspierre est jaloux de ma gloire.

LA GOUVERNANTE

Tu te figures toujours que l'on t'en veut. Maillard^ Henriot et David sont encore venus ce matin demander de tes nouvelles,

MARAT

Pure politique. Tous les hommes sont de la canaille ; il n'y a que toi qui m'aimes. Viens m'embr

(On entend le bruit d'une sonnette, la gouvernante court ouvrir la

porte.)

LA GOUVERNANTE , tenant la porte eutr'ouverte.

Que veux-tu, citoyenne?

UNE VOIX DU DEHORS

Pourrais-je parler au citoyen Marat ?

3o2 LA MORT DE MARAT.

LA GOUVERNANTE

Comment te nommes-tu ?

UNE VOIX DU DEHORS

Charlotte Corday.

LA GOUVERNANTE

Charlotte Corday ? Nous ne connaissons pas cela. Du reste, qu'importe, ne sais-tu pas que le citoyen est malade et qu'il ne reçoit pas?

CHARLOTTE CORDAY

Oui, je sais que le citoyen est malade : mais j'ai à lui communiquer des choses importantes.

LA GOUVERNANTE

On n'entre pas.

CHARLOTTE CORDAY

Citoyenne, tu as le bonheur d'approcher ce grand homme. J'envie ton sort.

LA GOUVERNANTE

Reviens une autre fois : dans ce moment il est au bain.

(On entend Maral qui s'agite dans son bain.) CHARLOTTE CORDAY, élevant la voix.

Il est au bain... Ah! citoyenne, prodigue -lui

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