SCÈNE XTV. 3o
préripite sur Charlolle Corday cl la foule aux pieds. J MoilStrO !
coquine, que je t'écrase !
UiNE FEMME , entrant.
Ciell est-il possible! qu'est-ce que je vois! à la {]jarde! à la garde î à l'assassin !
(Un chirurgien et une foule d'hommes et de femmes se précipitent dans
l'appartement.)
LE PORTEUR d'eAU.
On vient d'assassiner Marat!
LA gouvernante.
Tenez , voilà celle qui l'a tué.
(charlotte Corday se relève et fuit dans le fond de la chambre.) LA FOULE, se précipitant.
Frappez, frappez ! Il faut la couper par morceaux.
UNE femme.
Laissez-moi passer, que je lui arrache les yeux.
(Le corps de Marat est entièrement plongé dans l'eau toute sanglante ; en sorte que le dieu du sang y au milieu des mouvements convulsifs de l'agonie , parait se débattre dans un bain de sang. Son effroyable visage, dont la mort contracte les traits, se montre lout-à-coup audessus de la baignoire. Marat pousse un cri, étend les bras, et retombe sans mouvement.)
LA GOUVERNANTE
Il n'est peut-être pas encore mort.
(Elle le prend sous les bras, cr le tiro à moitié de la baignoire.)
3o8 LA MORT DE MARAT.