UNE AUTRE VOIX
Roberspierre , le peuple est pour toi. Nous ne t'abandonnerons jamais.
LE PRÉSIDENT
Silence î
PAYAN y monté sur la table , et tenant un papier.
Citoyens
LES TRIBUNES
Ecoutez! chut! chut!
PAYAN
Citoyens, je vais vous donner lecture du pré-
tendu décret de la Convention qui nous condamne à mort.
« Au nom du peuple français, la Convention <( nationale déclare traîtres à la patrie et met hors « la loi les nommés Roberspierre , Couthon , « Saint-Just , Henriot , Payan , Coffinhal , tous « ceux qui les ont suivis, ainsi que le peuple qui « occupe les tribunes de la maison commune. »
(Payan n'a pas plus tôt achevé ces derniers mots, que le peuple épouvanté se précipite vers les portes. Les tribunes sont vidées en un instant.)
COUTHON
Lâches, vous nous abandonnez!
ROBERSPIERRE
Tout est perdu. Cependant les Jacobins...
HENRIOT, entrant dans la salle.
Ces imbéciles de canonniers î ils m'ont sauvé , il n'y a pas deux heures, et maintenant ils m'abandonnent. Eh bien , les tribunes. . . ?
(Les fenêtres sont ouvertes. On entend les cris de vive la Convention ! Mort à Roberspierre !
SAINT-JUST, tenant un long couteau.
... Je ne puis... Lebas, tue moi... je ne me sens pas la...