SCÈNE I. 6t
passe; je viendrai vous en rendre compte. Quelle journée , grand Dieu !
MONOT.
On ne vit plus depuis quelques mois.
(Un bataillon de jeunes volontaires, se rendant au Luxembourg, arrive par la rue Taranne. On entend de loin le chant de la Marseillaise } le bataillon approche, et, tandis qu'il passe, on distingue ces paroles : )
Qu'un sang impur abreuve nos sillons.
Aux armes, citoyens!
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons.
Qu'un sang impur abreuve nos sillons.
Quoi ! des cohortes étrangères Aviliraient nos
(Le bataillon s'éloigne ; l'on n'entend plus que le chant , qui finit par se perdre dans le lointain et le tumulte.)
Il y avait là un Anglais qui payait à boire à tous ceux qui voulaient : ces Anglais^ c'est riche, ça se moque d'une pièce de six francs comme d'avaler un verre de vin.