‹ Les septembriseursChapitre 48 sur 300 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

(La scène représente l'intérieur de la cour de l'Abbaye Saint-Germain , dite la cour du jardin; au rez-de-chaussée, une salle à laquelle on arrive en montant cinq marches ; le comité des Quatre-Nations y tient en ce moment ses séances. Le peuple remplit la cour et la rue Samle-Marguerite. Quelques enfants entrent en criant : Voilà les voitures 1 )

MAILLARD , à ses hommes.

Voyons, faites-vous faire place; qu'on ait ses

coudées franches.

UN ÉGORGEUR

Allons, mesdames, un peu en arrière, vous attraperiez des éclaboussures.

UNE FEMME

Dis donc , si tu voulais bien prendre garde de nous éborgner avec ton coutelas : nous n'en sommes pas, nous autres.

UN ÉGORGEUR, à des enfants.

F moi le camp, gamins! les enfants n'ont

que faire ici. ( Tout-à-coup un prisonnier s'élance de la première voilure , au milieu de la foule, sur un point où les rangs moins serrés lui laissent l'espérance de pouvoir s'échapper.)

DUCHESNE , *e saisissant.

Diable, Fami, comme vous sautez! ( m'abat d'un

coup de sabre ; les autres l'achèvent.)

LA FOULE

Vive la nation !

(Un vieillard veut s'élancer de la voiture et tombe sur le pavé.) GARDEMBA.S.

Eh bien, en voilà un autre. ( il lui met le pied sur la

tète et lui enfonce sa pique dans le corps, en disant ; lu ne te relèveras pas.)

(Un troisième prisonnier s'élance de la voiture.)

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