‹ Les septembriseursChapitre 52 sur 300 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

MAILLOT

C'est VOUS, monsieur Dubalay! malheureux! remettez-vous... prenez cespapiers... prenez cette plume ; faites semblant de copier.

(A peine M. Dubalay s'est-il approché de la table, qu'on frappe à la

porte.)

JOXJRDAN, président.

Huissier, n'ouvrez pas, poussez les verrous.

UNE VOIX DE FEMME , au dehors.

Je te dis que j'en suis sûre ^ je les ai vus sortir du fiacre et entrer ici tous les deux. Je n'ai pas la berlue, je les ai vus bien distinctement tous les deux sauter de la voiture presque en même temps.

UN ÉGORGEUR

Ça n'est pas possible, nous les avons tous expédiés.

PLUSIEURS VOIX

Il faut entrer^ il faut qu'ils ouvrent.

L ABBÉ SICARD. (Il tire sa montre, et, s'adressant à l'un des

commissaires : )

Je suis perdu, monsieur; prenez cette montre , vous la remettrez au premier sourd- muet qui viendra vous demander de mes nouvelles.

LE COMMISSAIRE

Il n'est pas encore temps de prendre ainsi votre parti. Je vous avertirai.

l'abbé SICARD.

Adieu , mon fils , adieu , Massieu ! l'acharnement de mes ennemis a rendu tes soins inutiles.

(Au jeune prêtre , en l'embrassant.)

Serrons-nous, mourons ensemble.

(On frappe de nouveau.) LE PRÉSIDENT.

Huissier, je vot^s défends d'ouvrir.

MAILLARD , en dehors.

Ouvrez, de par le peuple.

l'huissier.

Monsieur le président , les verroux plient^

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