‹ Les Septicémies à Streptobacillus moniliformisChapitre 14 sur 95 · DONS · texte numérisé non relu

DONS

vés en bouillon à s’agglomérer spontanément. Malgré ces obstacles, PARKER et Hupson ont pu déceler dans le sérum des malades de l’épidémie d’Haverhill un pouvoir agglutinatif de 1/50 à 1/100. Hazarp et GOODKIND, SCHARLES et SEASTONE ont trouvé dans le sérum de leurs malades un taux d’agglutination de 1/640 et de 1/512.

Expérimentalement PARKER et HUDSON ont provoqué l'apparition d’agglutinines dans le sérum de lapins en injectant quatre à six fois à ces animaux par voie intraveincuse des doses croissantes d’organismes vivants. Le sérum des « lapins ainsi immunisés » agglutine le streptobacille à des dilutions atteignant 1/5000, tandis que le pouvoir agglutinatif du lapin normal ne dépasse pas 1/20. L’antigène utilisé dans leurs expériences est une croissance de 24 heures en bouillon ascite ou bouillon sérum reprise en solution isotonique. L’agitation du mélange « sérum immunisé » et suspension microbienne pendant 10 minutes avant l’incubation hâte, mais ne modifie pas la réaction. L’incubation à 37° au bain-marie pendant une heure est suffisante, mais au bout de deux heures, il y a possibilité d’agglutination spontanée, de sorte qu’un examen minutieux de la solution salée et des sérums de contrôle est nécessaire. Le sérum d’un lapin immunisé contre une souche homologue donne une réaction d’agglutination identique en présence d’une souche hétérologue. Enfin, toutes les agglutinines sont absorbées par la souche homologue ou hétérogène et le sérum absorbé placé en présence d’un nouvel échantillon microbien homologue ou hétérologue ne donne plus de réaction d'agglutination.

2) SENSIBILISATRICE.

La recherche d’une sensibilisatrice pratiquée dans les sérums des malades de TEISSIER, RIVALIER, REILLY et GARNIER, et de notre observation à fourni un résultat positif. L’antigène utilisé est une émulsion d’albumines microbiennes préparée à partir de bacilles desséchés et broyés à sec. Le dispositif général de l’expérience est celui de CALMETTE-MASsOL. Chez le malade de TEISSIER, RIVALIER. REILLY et GARNIER, le taux des unités de complément déviées par cc. de sérum

en présence du germe homologue était de 30, vingt-cinq jours

Dre

après le début de la maladie. Cette réaction de déviation du complément est négative avec le sérum de sujets normaux.

PARKER et Hupson ont obtenu des résultais identiques chez l’animal. La réaction de fixation du complément est positive avec un sérum de lapin immunisé, et non avec un sérum de lapin normal.

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