‹ Les Septicémies à Streptobacillus moniliformisChapitre 23 sur 95 · C. -- Variations de virulence · texte numérisé non relu

C. -- Variations de virulence

La dose inoculée et le taux de dilution des cultures ne figurent pas dans le protocole des expériences de LEVADITI et de ses collaborateurs. Il nous est donc impossible de comparer la virulence des souches de ces auteurs provenant de souris infectées spontanément, avec les nôtres isolées du naso-pharynx des rats sains. Si l’on s’en tient aux résultats globaux des expériences, nos souches apparaissent plus virulentes.

Il existe vraisemblablement des différences de virulence entre les diverses souches isolées. C’est ainsi que l’on peut constater dans le protocole de nos expériences que 0 ce. 20 d’une culture diluée au 1/100 pouvait être plus rapidement

CE

Vins

mortelle qu’une même dose d’une autre culture de même âge diluée au 1/20.

Quels sont les facteurs susceptibles de faire varier Ja virulence des souches ? Il semble qu’on ne doive envisager ni les réensemencements répétés, ni les passages intercalaires aux souris. LEVADITI, SELBIE et Mile SCHOEN c6nt vérifié que trois souches ayant subi respectivement 19, 20 et 29 passages conservent leur virulence. Néanmoins, lorsqu'on a soin d’entretenir ces cultures par des passages réguliers et alternatifs sur les milieux artificiels et in vivo, on constate, d'après ces auteurs, des oscillations de virulence (aptitude à provoquer des arthrites et fréquence des formes septicémiques). Pour LEvapiTi et ses collaborateurs, ces oscillations offrent un caractère saisonnier : ils observent qu’en mars, 75 % des souris inoculées succombent avant le 6° jour, sans présenter d’arthrite, alors qu’en décembre, 60 % des animaux survivent plus longtemps et présentent des accidents rhumatismaux.

Ces variations de virulence ne sauraient en tout cas être appréciées que sur un grand nombre d’animaux, car la sensibilité individuelle de la souris vis-à-vis de l’infection streptobacillaire peut jouer un rôle dans la durée d’évolution de la maladie et dans l’incidence des arthrites. C’est ainsi que deux souris inoculées simultanément par voie péritonéale avec 0 cc. 20 de la même culture diluée au 1/20, l’une, S. 157, meurt en 48 heures sans tuméfaction des pattes, l’autre, S. 158, meurt le 8° jour avec une polyarthrite. Enfin les différentes races de souris ne sont pas également sensibles.

D. -- Sensibilité des diverses races de souris

Nous avons expérimenté successivement des souris sauvages grises et noires, enfin des souris hybrides provenant d’un croisement de souris sauvages et de souris blanches.

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