‹ Les Septicémies à Streptobacillus moniliformisChapitre 39 sur 95 · LEE SUR · texte numérisé non relu

LEE SUR

__ ‘Fuméfaction de la patte avant droite le 15° jour.

— Sacrifiée 15 jours après l’inoculation.

— Culture du sang du cœur: souillée.

Souris 35 : reçoit 1/2 cc. par voie sous-cutanée.

— Présente tuméfaction des pattes postérieures 7 jours après l’inoculation.

— Sacrifiée le 9° jour.

— Culture du sang du cœur souillée.

—— Cultures de la pulpe hépatique et de la pulpe splénique : streptobacillus moniliformis (culture pure).

Matériel et inoculation : sang d’un rat blanc de laboratoire obtenu par hémorragie nasale et buccale et recueilli dans 1 cc. de citrate de soude au 1/10. Inoculation à trois souris.

Souris 42 : reçoit 1/2 cc. par voie intrapéritonéale.

— Meurt trois jours après sans tuméfaction des pattes.

— Culture du sang du cœur : streptobacillus moniliformis en culture pure.

Souris 43: reçoit 1/2 cc. par voie intrapéritonéale.

— Meurt trois jours après sans tuméfaction des pattes.

— Culture du sang du cœur : germes variés.

Souris 44 : reçoit 1/2 cc. par voie sous-cutanée.

-- Présente 7 jours après une tuméfaction considérable des pattes et des phlyctènes à la face plantaire de la patte postérieure gauche.

- Culture du sang du cœur: sfreptobacillus moniliformis et staphylocoques.

— Culture exsudat articulaire : streptobacillus moniliformis et staphylocoques.

Matériel ‘et inoculation : sang d’un rat blanc de laboratoire obtenu par une hémorragie nasale et buccale, et recueilli dans 1 ce. de citrate de soude au 1/10. Inoculation à trois souris :

Souris 45: reçoit 1/2 cc. par voie intrapéritonéale.

— Présente tuméfaction des quatre pattes et des phlyctènes à la face plantaire de la patte postérieure droite. Sacrifiée.

— Culture du sang du cœur : stérile.

— Culture de la pulpe hépatique : streptobacillus moniliformis à l’état pur. :

— Culture de la rate : sfreptobacillus moniliformis.

Souris 46: reçoit 1/2 cc. par voie intrapéritonéale.

— Présente tuméfaction des quatre pattes, 10 jours après.

— 20 jours après : déformations considérables des quatre pattes. Sacrifiée le 21° jour.

— Culture du sang du cœur : souillée.

— Examen direct et culture du pus articulaire : streptobacillus moniliformis et gros bâtonnets Gram positif.

ro

Souris 47 : reçoit 1/2 cc. par voie sous-cutanée.

— Présente tuméfaction des pattes 20 jours après.

— Meurt le 23° jour.

— Culture du sang du cœur : streptobacillus moniliformis à l'état pur.

— Culture pulpe splénique : stérile.

— Culture pulpe hépatique : souillée.

— Culture pulpe rénale : souillée.

— Examen direct du pus articulaire : streptobacillus moniliformis et gros bâtonnet Gram positif.

Matériel et inoculation : sang d’un rat blanc du laboratoire obtenu par une hémorragie nasale et buccale et recueilli dans 1 cc. citrate de soude au 1/10. Inoculation à 2 souris :

Souris 101 : reçoit 1/2 cc. par voie intrapéritonéale.

— Meurt sans polyarthrite 5 jours après.

— Cultures sang du cœur, de la pulpe splénique, de la rénale : streptobacillus moniliformis à l’état de pureté.

Souris 102: a reçu 1/2 cc. par voie intrapéritonéale. S’est échappée du local.

Matériel et inoculation : sang obtenu par hémorragie nasale et recueilli dans 1 cc. de citrate de soude à 1/10. Inoculation à deux souris :

Souris 103: a recu 1/2 cc. par voie intrapéritonéale.

— Meurt 5 jours après sans tuméfaction des pattes.

__ Cultures du sang du cœur, pulpes hépatique et splénique, rénale : germes variés.

Souris 104 : recoit 1/2 cc. par voie intrapéritonéale.

— Présente une tuméfaction des pattes 20 jours après. Sacrifiée le 23° jour.

—— Culture du sang du cœur : streptobacillus moniliformis et gros cocci Gram positif.

— Culture du pus articulaire : mêmes résultats.

Cultures des pulpes hépatique et splénique : souillées.

Matériel et inoculation : sang obtenu par hémorragie nasale et buccale et recueilli dans 1 ce. de citrate de soude au 1/10. Inoculation à deux souris :

Souris 105 : recoit 1/2 cc. par voie intrapéritonéale.

__ Présente tuméfaction des pattes 5 jours après. Sacrifiée.

— Cultures du sang du cœur et de la pulpe hépatique : souil-

lées.

Souris 106 : reçoit 1/2 cc. par voie intrapéritonéale.

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— Présente tuméfaction des pattes 5 jours après. Sacrifiée. — Cultures du sang du cœur, des pulpes hépatique, splénique, rénale : streptobacillus moniliformis en culture pure.

Matériel et inoculation : sang obtenu par hémorragie nasale et buccale et recueilli dans 1 cc. citrate de soude à 1/10. Inoculation à deux souris :

Souris 107 : reçoit 1/2 cc. par voie intrapéritonéale.

— Présente une tuméfaction des pattes cinq jours après l’inoculation. Est sacrifiée.

— Cultures du sang du cœur, pulpes hépatique, splénique et renale : germes variés.

Souris 108 : reçoit 1/2 cc.par voie intrapéritonéale.

Meurt quelques minutes après l’inoculation.

Ainsi, en ayant recours au procédé de Miss STRANGEWAYS nous avons pu déterminer chez un grand nombre de souris une septicémie à streptobacillus moniliformis, accompagnée ou non de polyarthrite. C’est ainsi que l’inoculation du sang souillé de sécrétions rhino-pharyngées et buccales provenant de 25 rats appartenant à 3 lots différents (12 rats d’égout, 5 rats de campagne et 8 rats blancs) a entraîné la mort ou nécessité le sacrifice de 41 souris sur 54 inoculées. Chez 30 souris l'infection streptobacillaire a été déterminée de façon certaine par les investigations bactériologiques qui nous ont révélé le germe soit en culture pure, soit associé à d’autres microorganismes (staphylocoques, pneumocoques, gros cocci et gros bâtonnets Gram positifs). Dix-sept souris ont pré- .senté une tuméfaction appréciable des pattes, et quelquesunes d’entre elles des phlyctènes sous-cutanées séro-purulentes.

Le tableau suivant résume les résultats des inoculations par voie péritonéale ou sous-cutanée du sang provenant du nez ou de Ia bouche de 25 rats :

ste PRESENCE TE SOURIS te DU STREPTO- MUHMPMENOCULÉES : AREAS BACILLUS OU SACRIFIÉES MONILIFORMIS Rats d’égoul. 12 26 17 2 14 Rats campagne. 5 10 8 4 6 Rats blancs. 8 18 16 11 10

nl

De ces résultats il ressort que l'apparition de la polyarthrite est plus fréquente lorsqu’on inocule le sang provenant du nez et de la bouche des rats blancs et des rats de campagne, que lorsqu'on injecte le même matériel provenant des rats d’égout. Ce dernier matériel entraîne généralement une septicémie très rapidement mortelle. Cette variation de virulence est vraisemblablement sous la dépendance d’une inégalité de septicité des secrétions rhino-pharvngées et buccales de ces animaux que des conditions de vie différentes peuvent expliquer.

Il résulte aussi de ces investigations que sur les 25 rats bien portants que nous avons expérimentés séparément, 22 hébergaient de façon certaine le « streptobacillus moniliformis » dans leur naso-pharynx et dans leur bouche.

Le tableau suivant donne les résultats globaux de nos investigations

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