NOMBRE DE RATS DESCRIPTION NOMBRE DESCRIPTION DONNANT UN
DES RATS L'INOCULATION AUX SOURIS RÉSULTAT POSITIF Rats d’égout. 12 Sang du nez et de la bouche. 11 Rats de campagne. 5 > 4 Rats blancs. 8 » 7 25 22
Les résultats de nos investigations concordent parfaitement avec ceux de Miss STRANGEWAYS d’ailleurs confirmés par les recherches de Miss KLIENEBERGER : le rat sain, qu’il s'agisse du rat sauvage (rat d'égout ou rat de campagne) ou du rat blanc de laboratoire, héberge le « streptobacillus moniliformis » dans son naso-pharynx et sa cavité buccale.
La fréquence du saprophytisme du streptobacillus moniliformis dans les cavités bucco-pharyngées et nasales des rats est considérable. Les recherches de Miss STRANGEWAYS ont porté sur 46 rats, principalement des rats blancs ae laboratoire : 58 % étaient vecteurs du germe. Les investigations de Miss KLIENEBERGER ont porté sur 30 rats blancs : 60 % étaient porteurs du même organisme. En sacrifiant 25 rats de provenance différente (rats d’égout, de campagne, de Jaboratoire) nous avons décelé le commensalisme du strepto-
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bacille dans 88 % des cas. Ainsi les méthodes d’inoculation à la souris des secrétions bucco-pharyngées et nasales des rats permettent de déceler le streptobacillus moniliformis avec une fréquence qui varie de 58 % à 88 %.
On peut se demander si ces chiffres révèlent avec exactitude la fréquence du saprophytisme du germe. Il est possible que l’inoculation à la souris des sécrétions rhino-pharyngées au rat soit avirulente si le saprophytisme du streptobacille est peu abondant. En outre, nous avons pu observer que divers microorganismes également commensaux des cavités aérienne et digestive supérieures du rat étaient pathogènes pour la souris. C’est ainsi que dans le sang et les viscères des animaux. inoculés nous avons découvert des germes variés : staphylocoques, gros cocci-gram positifs, gros bâtonnets Gram positifs, plus rarement pneumocoques et streptocoques. Fréquemment, les cultures révélaient un de ces organismes en association avec le streptobacillus moniliformis. On peut néanmoins supposer que dans quelques cas le développement de ce dernier germe a pu être empêché ou masqué par la croissance d’un des organismes sus-énumérés. Ainsi s'avèrent quelques défaillances de la méthode utilisée, qui nous permettent de penser que le satrophytisme du streptobacillus moniliformis dans le naso-pharynx et la bouche des rats est sans doute plus fréquent que ne le révèlent les résultats des investigations destinées à le mettre en évidence.