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Le 14 février, la température à 37°6 le matin avec un pouls à 88, monte à 39°1 vers 18 heures. Le malade a bon aspect général mais se plaint depuis la veille midi d’une très forte douleur laryngée. Il n’a pas pu dormir. De plus il crache sans arrêt : deux mouchoirs pleins de mucus filant et spumeux. Il ne présente aucune gêne pour respirer. L'examen de la gorge la montre normale. La pression du larynx est très sensible, particulièrement au niveau du cricoïde et de la trachée cervicale. II n’y a pas d’adénopathies cervicales. Outre la douleur, le malade est très gêné pour parler : sa voix est rauque, presque éteinte. Les articulations sont un peu moins douloureuses.
Le 15 février, la température reste basse toute la journée, 37°6 le matin et 37°3 le soir. Le malade se plaint de sa gorge, mais moins que la veille. I] crache toujours.
Le 16 février, température normale. Le malade a bien dormi la nuit précédente. Il se plaint de douleurs dans le genou gauche, mais on ne note pas le retour de lhydarthrose. Les douleurs au niveau des articulations des bras sont moins pénibles. La gorge est moins douloureuse et moins rouge à l’examen. Un nouvel examen laryngé (Docteur CHATELLIER) montre que « les aryténoïdes ont diminué des deux tiers, par contre leur muqueuse est plus rouge qu’au précédent examen. Elle a actuellement un aspect inflammatoire ». À l’auscultation des poumons, on perçoit quelques râles fins, sur toute la hauteur du poumon droit et à la base gauche.
Le 17 février, l’état du malade s’améliore. La gorge est moins douloureuse, ainsi que les articulations. Le malade a bon appétit et dort bien. Le poids est de 50 kgs 700. Le malade a perdu à peine 1 kilog depuis son entrée.
Le 18 février, le malade demeure apyrétique, il se sent bien. La gorge est de moins en moins douloureuse : il n'existe plus de difficultés pour avaler. Le malade crache moins que les jours précédents. L'examen pulmonaire est négatif. La rate n’est plus percutable. Les urines sont abondantes.
Le 19 et le 20 février, la température reste normale. Les articulations sont encore un peu sensibles la nuit: il existe une légère raideur articulaire, consécutive à limmobilisation. L'état général est parfait : l'appétit est bon, ainsi que le sommeil.
Les 21, 22 et 23 février, l'amélioration se poursuit : pas de fièvre, les articulations recouvrent petit à petit leur mobilité.
Le 24 février, le malade présente des douleurs nocturnes dans le pied gauche, dans le pouce gauche. La gorge va de mieux en mieux.
Du 25 février au 3 mars, le malade reste apyrétique, se plaint encore d’une légère sensibilité laryngée, de douleurs articulaires nocturnes, persistantes au niveau des doigts et de la tibio-
tarsienne. À lexamen les articulations sont pourtant mobiles et indolores. L'état général est bon, l’appétit excellent.
Le 3 mars, le malade quitte le service en bonne santé. Il revient nous voir le 24 avril puis le 15 mai : il accuse des douleurs assez vagues et peu de raideur dans les genoux, mais son état général est excellent. Il a pu reprendre son travail.