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ature biquotidienne de M. Por.
Courbe de la tempér
monte à 40°2. La tension artérielle est à 10,5-6. Dosage d’urée sanguine : 0 gr. 36.
On pratique une hémoculture en milieu aérobie et anaérobie. D'autre part on inocule des cobayes et des souris avec le sang du malade.
Le traitement salicylé est poursuivi, devant la persistance des manifestations articulaires.
Le 2 février, le malade reçoit de nouveau 0 gr. 30 de novarsérobenzol.
Le 3 février, l’état est inchangé. Le malade souffre toujours de douleurs articulaires multiples. Les urines contiennent un peu d’urobiline. Depuis l’entrée du malade dans le service la diurèse est restée satisfaisante : un litre à un litre et demi d’urines par 24 heures.
Le 4 février, la température est à 38°2 le matin, atteint 39° à 17 heures et 39°1 à 24 heures. On remarque sur la courbe de température, relevée toutes les trois heures, que la fièvre a tendance à être plus continue. On n’observe plus un écart considérable entre la température du matin et du soir.
Le malade reçoit encore 0 gr. 30 de novarsénobenzol et on continue les injections intraveineuses de salicylate de soude, bien qu’elles aient peu d’influence sur les douleurs articulaires.
Le 5 février, le malade se plaint de douleurs dans les genoux surtout, le genou gauche. Celui-ci est un peu gros, contient un petit épanchement. Un nouvel examen hématologique donne les résultats suivants :
CIODHIESÉOUSES EE ER: rune see eese 4.500.000 CODES DCS EL Arr nee 24.000 Polynucléaires neutrophiles ............. 80 ÉVIDROENÉES Er ee de UE semer 1 Moyens mononucléaires ................ 11 Grands MononuCléires 0250 2 A. re 8
On apprend qu’un germe a poussé dans l’hémoculture pratiquée le 1er février. Il a été identifié : streptobacillus moniliformis. Dès lors on cesse le novarsénobenzol. On continue le salicylate de soude à la dose de 4 gr. intraveineux par jour.
Le 6 février, température à 37°8 le matin et maximum thermique à 21 heures : 38°7.
Le genou gauche est très tuméfié, chaud, mais de coloration normale. Les méplats latérorotuliens sont effacés et il existe un choc rotulien très facilement appréciable.
La ponction du genou permet de retirer 30 à 40 cc. de liquide jaune, trouble. L'examen cytologique révèle une formule à polynucléaires neutrophiles. Aucun germe n’est visible à l'examen direct. Le liquide est ensemencé.
La gorge du malade est toujours douloureuse : elle a actuellement une teinte rouge carminée. Le voile, les piliers, la face interne des joues ont le même aspect. ;
Le 7 février, les écarts thermiques de la journée sont peu considérables : 38°2 le matin, 38° à 17 heures et 38°9 à 21 heures.
L'épanchement du genou gauche ne semble pas s'être reformé. On continue le salicylate de soude intraveineux : 4 gr. en raison de la persistance des arthralgies.
La gorge est moins rouge, mais le malade fousse et crache un peu ; sa voix est rauque. Il semble faire une laryngite légère.
Le 8 février, la température au réveil est à 37°8. On décide de pratiquer un choc thérapeutique. A 10 h. 30, le malade reçoit une injection intraveineuse de 5 cc. d’Electrargol. À 11 heures le malade frissonne, claque des dents, température à 38°1. On pratique des hémocultures aérobie et anaérobie. Vers midi le malade ressent une impression de chaleur : la température est à 40°5. A 15 heures, elle est tombée à 37°6. À 18 heures, elle est à 36°6, et au cours de la soirée ne dépasse pas 37°4.
Le 9 février, la température reste basse comme la veille. Pouls à 76, 14 respirations à la minute. Tension artérielle à 10,5-6. Le malade a bien dormi la nuit précédente « comme il n’avait jamais dormi pendant sa maladie ». Il se sent mieux. La gorge et les articulations restent sensibles.
Un nouvel examen hématologique donne les résultats suivants:
Globules TOULES ARR RENE Re PE 0 4-100:000 Globules blancs} seen Ceres Re 20.000 Polynucléaires neutrophiles "4.1 76 ÉyYMPhOCYI EST NP Re ere Re 2 MoYenSMMmoOnonuCIéATES PRE RER RER RE 6 Crandsmmononneléames MA RENTE 16
Le 11 février, on constate une élévation de la température 38° à 6 heures du matin, et à 39° à 18 heures. L’apyrexie causée par le choc a duré 48 heures seulement.
On pratique un examen laryngé car la voix continue à être rauque.
Résultats de l’examen (Docteur CHATELLIER) :
Augmentation de volume des aryténoïdes, ainsi que: de l’espace interaryténoïdien ; mais à ce niveau la muqueuse n’est pas rouge. Elle n’a pas un aspect inflammatoire, elle est au contraire pâle, à peine rosée, à peine un peu plus rosée que dans un œdème de Quincke. La masse aryténoïdienne a un aspect tremblotant, gélatineux. Les cordes vocales sont normales, non enflammées. Leur motilité est normale.
Le 12 février, la température baisse de nouveau, 37°5 le matin avec un pouls à 88, et 37° à 17 heures. Le malade se plaint moins de sa gorge, mais l’état des articulations est stationnaire. La douleur est assez discontinue, surtout intense la nuit.
Le 13 février, la température basse le matin (36°9) ne s'élève qu'à 37°8 le soir. L’examen de la gorge montre que la rougeur a considérablement diminué ; la douleur est également moindre, seule la langue est encore rouge mais humide. Les articulations sont toujours sensibles. L’auscultation pulmonaire ne révèle rien. Le malade crache cependant beaucoup mais de façon irrégulière. Les urines sont plus abondantes : 2 litres.