‹ Les Septicémies à Streptobacillus moniliformisChapitre 90 sur 95 · L'introdermo-réaction · texte numérisé non relu

L'introdermo-réaction

Pratiquée avec des microbes tués par la chaleur chez dixhuit malades de l’épidémie d’Haverhill, elle s’est montrée quinze fois positive. Chez dix sujets de contrôle elle demeurait négative. Cette intradermo-réaction était pratiquée tardivement quatre à cinq mois après la maladie.

(2) E. Rivauer et J. Reizzy. Sur un nouveau mode de préparation des antigènes microbiens utilisés pour la réaction de déviation du complément. La Presse Médicale, 15 août 1928.

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TEISSIER, RIVALIER, REILLY et GARNIER utilisent l’émulsion d’albumines microbiennes employée comme antigène pour la réaction de déviation du complément. Il en résulte une papule rouge, large de un centimètre. La même inoculation ne détermine chez trois sujets témoins aucune réaction.

Chez notre malade l’intradermo-réaction est pratiquée également avec une émulsion d’albumines microbiennes à trois reprises. Le quarante-deuxième jour de la maladie, elle se révèle négative, ainsi que chez deux témoins. Un troisième témoin présente une réaction positive. Deux mois après le début de la maladie, l’intradermo-réaction est encore négative ainsi que chez un autre témoin, en l’espèce le sujet qui, quinze jours auparavant, avait une réaction positive. Elle est positive chez un deuxième témoin. Une dernière intradermo-réaction, faite quatre mois environ après les symptômes initiaux, montrait au bout de quarante-huit heures une papule rouge, entourée d’une zone érythémateuse de la dimension d’une pièce de quarante sous.

En résumé, parmi les méthodes de laboratoire qui sont susceptibles de fournir des renseignements indispensables au diagnostic, nous retiendrons

— l’hémoculture en milieu aérobie ;

— les repiquages du germe qui, seuls, permettent une identification sûre et précise ;

— l’examen et la culture du liquide articulaire, ou du contenu des éléments cutanés ;

— l’inoculation à la souris des cultures qui permet de reproduire la maladie expérimentale.

En dehors de la mise en évidence du germe, il convient de recourir au séro-diagnostic, et à la réaction de déviation du

complément qui s'avèrent des méthodes plus fidèles que l’intradermo-réaction.

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