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LES SŒURS

couches, ou elles se transportent à domicile, lorsqu’on lesen requiert. La fondation de cette Communauté date de 1S48 ; et elle fut alors érigée canoniquement par mandement de Mgr. Bourget à la date du 16 Janvier. Mme. veuve Galipeau fut la première Supérieure de cette œuvre si recommandable, qui remplace, près des femmes en couches, la vénalité par la piété.

La Communauté comptait, à la fin de 1853, 10 professes et 5 novices ou postulantes ; elle avait recueilli quatre Madeleines ou repenties. Dans l’année, elle avait soigné 85 malades à son hospice, et 200 à domicile.

Grâce aux nobles inspirations du vertueux évêque de Montréal et à l’infatigable charité des Catholiques de la cité, un magnifique édifice, appelé Maison de la Maternité , a été construit pour les Sœurs de Miséricorde. On y trouve toutes les précautions délicates, tous les soins attentifs pour sauver l’honneur des familles, et surtout pour éloigner le crime affreux de l’infanticide. Qu’une personne placée dans cette situation critique se présente à la Supérieure, elle est reçue et entretenue dans l’établissement pendant les mois qui précèdent et suivent sa délivrance, à la condition de rembourser les dépenses occasionnées par sa maladie. La nécessité s’oppose encore à ce que ce service soit fait gratuitement. On ne demande à la malade, ni son nom, ni sa condition, ni nul renseignement capable de la trahir ; et la charité respecte jusqu’au scrupule le mystère de ces hôtes de passage. Mais toutes ces précautions prises pour sauver l’honneur de la femme coupable ne sont qu’une faible partie de la tâche que s’impose la charité des Sœurs1

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