‹ Les servantes de Dieu en CanadaChapitre 39 sur 59 · DE MISÉRICORDE · texte numérisé non relu

DE MISÉRICORDE

de la Maternité ; ees vertueuses dames, travaillent à prévenir le retour du mal, en s'appliquant à guérir le cœur qui en est la source. Elles soumettent donc doucement ces Madeleines à un règlement de vie calculé de manière à les faire revenir de leurs déplorables égarements; et grâce aux ingénieuses inventions de la prévoyance chrétienne, l’honneur de nombreuses familles a été sauvé, des centaines d’enfans on été conservés à la vie et au baptême, et les victimes d’une première faute ont été préservées de nouvelles chûtes. L’école philosophique et protestante ne manque pas de dire qu’une semblable Institution favorise le vice, aussi bien que celle des tours pour les enfans-trouvés ; mais les économistes disent de même que l’aumône développe la mendicité, comme la moralité dans le mariage propage la misère ; et dans l’utopie de ces visionnaires anti-chrétiens, il faut commencer par extirper les vertus de la terre, afin d’en ôter la cause des crimes et de la pauvreté.

Nous ne dirons pas que le Canada est le premier pays où l’on ait eu la pensée charitable d’ouvrir un hôpital spécial pour les femmes en couches. Depuis le XVIme siècle, Rome l’a précédé dans cette voie, et il en est ainsi de la plupart des institutions dont d’autres peuples s’attribuent souvent l’honneur. Le centre de la chrétienté a été le foyer où s’est allumée la bienfaisance catholique pour rayonner ensuite dans le monde entier. Ainsi, pour ne citer que quelques faits, le premier hôpital de l’Occident fut élevé à Rome au IV me siècle ; le premier asile ouvert aux enfans-trouvés fut celui du Pape Innocent III, en 1198; l’hospice des convalescents, fondé par St. Phi-

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