LES FILLES
Marie-Anne. Les fins de cet Institut sont l’enseignement des petites filles et le soin des malades et des pauvres infirmes dans la Maison-mère, ainsi que la visite des malades à domicile : de plus, l’enseignement de filles pauvres, propres à entrer dans l’Institut. La Maisonmère a été transférée à St. Jacques de l’Achigan en 1853, dans l’établissement occupé auparavant par les Dames du Sacré Cœur.
Les Filles de Ste. Anne ont fondé deux missions, l’une à Ste. Geneviève, île de Montréal, établie en 1850, l’autre à Vaudreuil, datant de 1853: mais dans ces établissements elles ne reçoivent pas de malades.
Dans ces trois Maisons elles comptent 24 professes et 10 novices ou postulantes. Elles instruisent 232 élèves dont la plupart gratuitement.
Cette Communauté est la dernière dont la naissance soit exclusivement Canadienne ; elle n’a que sept ans à peine d’existence, et déjà elle a envoyé des essaims autour d’elles avec une fécondité qui n’appartient qu’aux œuvres catholiques. Nous l’avons vu, tous les Couvents du Canada sont en voie d’accroissement et de progrès. Ils sont pauvres il est vrai ; ils manqueraient souvent du pain quotidien, si la Providence ne nourrissait les Religieuses, toujours imprévoyantes selon le monde, comme elle nourrit les oiseaux du ciel qui ne sèment ni ne moissonnent sur la terre. Mais les craintes de la misère n’empêchent pas les bonnes Sœurs de se considérer comme en voie de prospérité, tant que les vocations leur amènent de pieux sujets, et tant que les malades aiment le chemin de leurs hôpitaux, ou les enfans celui de leurs