DE ST. JOSEPH
Cette Congrégation embrasse toutes sortes d’œuvres de miséricorde, telles que le soin des hôpitaux, des prisons, des maisons de refuge, des orphelins ; la tenue des écoles et la visite des malades.
En arrivant à Toronto, les Sœurs de St. Joseph furent placées à la tête d’un asile, appartenant à l’Evêque, et qui contenait 23 orphelins. Elles ont depuis lors fondé trois écoles gratuites et un pensionnat à Toronto, plus trois écoles dans l’intérieur du diocèse ; et elles y sont aujourd’hui au nombre de 18 professes et 18 novices ou postulantes, prenant soin de 135 orphelins des deux sexes, et instruisant plus de 600 jeunes filles. L’asile supporte de plus les immigrants jusqu’à ce qu’ils aient pu trouver à se placer, et il en recueille ainsi plus de cent chaque année.
Les Sœurs ne conservent aucun rapport d’obligation avec la Maison-mère de France. Chaque évêque peut établir une Maison-mère dans son diocèse, nommer les Supérieures et déplacer, les Sœurs, selon qu’il le juge convenable.
On voit combien, depuis quelques années, les Communautés religieuses se sont multipliées et développées dans le diocèse de Toronto, grâce au zèle et aux sacrifices que Mgr. de Charbonnel s’est imposés dans ce but. Le prélat a de plus appelé près de lui une nouvelle société de prêtres français, les Pères Basiliens, qui dirigent un collège fréquenté par 55 élèves; et les Frères des Ecoles Chrétiennes donnent l’instruction gratuite à 500 enfans. La population catholique augmente aussi considérablement dans la ville même de Toronto, et le Haut-Canada