‹ Les servantes de Dieu en CanadaChapitre 45 sur 59 · SŒURS OU FILLES · texte numérisé non relu

SŒURS OU FILLES

suite (1). Dans le cours de ses missions, ce Père ayant rencontré quelques filles qui lui témoignèrent le désir de se consacrer à Dieu, il les réunit d’abord chez Madame Lucrèce de la Planche, épouse de M. de Joux, la généreuse bienfaitrice de cet Ordre nouveau ; puis il les assembla dans l’hôpital des orphelines du Puy, dont l’évêque leur donna la conduite le 15 Octobre 1650. Le prélat confirma l’établissement par lettres du 10 Mars 1651, leur donna des règles et leur prescrivit une forme d’habit. L’évêque Armand de Béthune, successeur de M. de Maupas, approuva de nouveau les constitutions par lettres du 23 Septembre 1665. Depuis lors, les Sœurs de St. Joseph se sont étendues dans presque tous les diocèses de France, et elles ont des établissements en Savoie et en Corse. En 1836, six Sœurs de cette Congrégation partirent du diocèse de Lyon, et se rendirent à St. Louis (Missouri), sous la protection de Mgr. Rosati, et deux autres Sœurs vinrent les rejoindre en 1838, après avoir appris la manière d’enseigner les sourdes-muettes. En 1844, Mgr. Kenrick, évêque de St. Louis, fit traduire leurs constitutions en anglais, et donna son approbation. La Supérieure-Générale pour les Etats-Unis réside à Carondelet, à six milles au sud de St. Louis, et l’on compte aujourd’hui plus de cent de ces Religieuses réparties dans les diocèses de St. Louis, de St. Paul, de Philadelphie, de Quincy et de Wheeling. C’est l’établissement de Philadelphie qui a fourni des sujets à la fondation de Toronto.

(1) “Dictionnaire des Ordres Religieux de Ilelyot, publié par l’Abbé Migne.” — Paris, 1848. — 2me. volume, page 690.

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