‹ Les servantes de Dieu en Canada [microforme]Chapitre 9 sur 66 · LAS · texte numérisé non relu

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de la Louisiane aux Etats-Unis. Il n’en resta que six; ” u

et pour y renimer Pesprit de Ste. Angèle, les Sœurs Féli- : . > - . » . . D

cité Bornoe—de Saint Charles, Marie-Angélique Bougie— ie

de St. Louis de Gonzague et Marie-Pélagie Morin—de “| St, Etier.e partirent de Québec pour la Nouvelle-Orléans ä

le 13 Mai 1525. Mgr, Dubourg, Evèque de la Nouvelle- ü

Orléans, en avait fait la demande à Mgr. J. O. Plessis.

(1) Hawkins Pisiure of Quebcc— Québec 1834, page 206.

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DE QUÉBIC. 29

Cette communauté contribua aussi à la fondation des Ursulines de Galveston (Texas.) Mgr. Odin, dans un voyage à Québec en 1849, obtint deux Sœurs, Victoire White de Ste, Jeanne de Chantal et Catherine Barbe de St. Thomas, qui se joignirent à cinq de leurs Sœurs du couvent de la Nouvelle-Orléans, établies à Galveston en 1846.

Par l’établissement des deux Communautés de 1639, nous voyons comment nos pères comprenaient la colonisation de pays sauvages, et les exemples ne nous manqueront pas dans la suite de ce récit. A cette époque, la religion était Pâme de toutes les entreprises, et lon comprenait qu’elle seule peut servir de base à un édifice social, et lui préparer un heureux avenir. Comme Pa si heureusement dit le R. P. Félix Martin, dont les paroles auront un autre poids que les nôtres : “Grâce à cct esprit, “ [a colonie du Canada, et Montréalaussi bien que Québec, ‘ offrit à son origine quelque chose de particulier, et pré- ‘ senta un spectacle dont le monde avait été rarement le ‘témoin. On vit là s'associer À tous les travaux de la “ civilisation et de l’apostolat, le cœur sensible et généreux ‘“ de la femme. A cette époque, un écrivain moderne (1) “ remarque que la femme était appelée dans tout le ‘“ monde chrétien à un grand apostolat de charité. Elle “s’y révélait la fortune du pauvre, la consolation de

“ l'affligé, et, avec un cœur de vierge, elle avait un cœur de ‘ mère pour les orphelins. Elle adoptait toutes les douleurs

# comme des sœurs que le ciel réservait à sa tendresse,

(1) Crétinea a-Joly.

« Elle disait adieu aux jouissances et au bonheur de Pex- : “ jstence, pour consacrer à tout ce qui souffre sur la terre

“ sa jeunesse et sa beauté, Elle vint sanctifier ces mis-

“ sjons lointaines, inspirer aux jeunes Canadiennes et aux

“ enfans sauvages la pudeur et la piété, et prodiguer aux de “ malades les soins de Ja bienfaisance chrétienne.” (1)

Nous avons montré les sœurs hospitalières et Mme. de la Peltrie commençant l’œuvre à Québec; nous allons bientôt voir Melle. Mance et la Sœur Bourgeoys la continuer à Montréal :—“ Le Canada reçut ainsi des mains “ de la Religion les Servantes des malades et les Insti- “ tutrices de l’enfance.” (2)

(1) Manuel du Pèlerin de N. D. de Bonsecours à Montréal, p. 8. (2) Ibid, p. 9.

Les premières religieuses Ursulines qui accompagnèrent Mme. de la Peltrie en Canada furent:

La Révoe. Mère MaRiE Guyap—de l’Incarnation. La Sœur Mani£ DE SAvonnière—de St, Joseph.

La Sœur Cécice Ricué—de Ste. Croix.

Les deux premières venaient du couvent de Tours, et la troisième d’un œuvent de Dieppe affilié aux Ursuliues de Paris.

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oisième d'un

Érat ET RRCENSEMENT DE LA COMMUNAUTÉ AU 31 DÉCEMBRE 1858.

Un Chapelain, 65 Professes, 4 Novices, 87 élèves pensionnaires, 81 élèves

demi-pensionnaires, 5 domestiques. Total, 238 bouches.

Œuvre DE L'ANNÉE 1868,

Elèves pensionnaires, comme ci-dessus, ........, . 87 “ demi-pensionnaires, É sussssssoos 81 “externes, (école gratuite). .......,.,....., 139

Total.................,. 807 Elèves.

(Précis historique &e., cité page 22.)

I est impossible de constater exactement le nombre des élèves qui ont reçu l'éducation dans l'établissement des Ursulines depuis sa fondation, vu

que les registres furent détruits dans le premier incendie de 1660.

On ne trouve en conséquence sur la liste des pensionnaires que les noms de 250 petites filles sauvages, la plupart Huronnes, les autres Algonquines, Iroquoises et Abénaquises..................., …

On a les noms de 5761 Françaises et Canadiennes. ..........,,,.,

Elèves pensionnaires. ..,...,,,..,

Demi-Pensionnaires.—Avant 1800, il n’y avait pas assez de demi-pensionnaires pour faire une classe spéciale, Depuis cette époque on en compte, ..sssssssssssesser seen esse sesserereee

Ærternat.—I1 fut ouvert en 1658 dans la maison de Mme. de la Peltrie. Depuis lors on trouve les noms de 8364 enfans, tant Sauvages que Françaises, Canadiennes et Irlandaises. ..,..,.......,..,..

Total des élèves jusqu’à ce jour...,..,.,....,..,, 15,681

(Lettre de M. G. L. Lemoine, Ptre. et chapelain, du 17 Décembre 1864.)

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