Fille de Clovis et de sainte Clotilde
les Adilberge, les Irmine, les Adèle, lesVautrude, et sur tant d'autres que nous ne nommons pas, de crainte de tomber dans une nomenclature pédante, mais dont les noms sont inscrits au livre de vie. Les vieux chroniqueurs et certains hagiographes ont seuls payé le tribut de la reconnaissance nationale à ces femmes célestes qui ont veillé sur le berceau de la France et dirigé ses premiers pas, tout en se dérobant aux ovations de l'histoire et en restant invisibles comme nos anges gardiens.
Sous la seconde race, l'influence des femmes pieuses se perd et s'absorbe dans l'élément impérial et germanique. Pour la retrouver s'exerçant directement au profit de la France, l'historien doit arriver à la race vraiment nationale des fils de Robert le Fort, et alors elle lui apparaît dans toute sa splendeur et dans toute sa fécondité.
On la reconnaît dans Ingerburge, l'épouse répudiée, que l'autorité de l'Église ramène à Philippe-Auguste, et lui impose pour son perfectionnement moral, pour le bonheur de ses sujets, surtout pour enseigner à tous, aux rois comme aux peuples, le respect du lien conjugal. Dans Blanche de Castille, cette influence se révèle au dehors par mille traits éclatants qu'un seul mot suflit à résumer : elle a été la mère de saint Louis. Sous Charles V et sous Charles VII apparaissent, ornées d'un éclat doux et pur,