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LES LETTRES ET LE CHRISTIANISME

les ouvrages aujourd'hui en possession des sympa- * thies de la foule dormiront depuis longtemps sous la poussière des bibliothèques , nos vrais chefsd'œuvre nationaux sont dus à d'humbles et fervents chrétiens, comme Descartes, Corneille et Racine, à de pieux solitaires comme Pascal, à des religieux comme Bourdaloue, à des princes de l'Église comme Fénelon et Bossuet. Notre langue, ce bel et pur idiome , aujourd'hui celui de tous les peuples civilisés, a grandi sous le maternel regard de l'Église, et il lui doit un caractère de délicatesse et de convenance que n'ont jamais connu ces langues païennes qui bravaient l'honnêteté .

Que la religion reprenne donc l'empire des lettres ! Elle seule peut les tirer de l'abjection où elles sont tombées depuis qu'elles ont perdu le respect du bien et le sens du vrai. Elle seule peut leur fournir un idéal assez puissant pour combattre « cette pesanteur naturelle qui nous entraîne en bas ' ; » pour les soulever au-dessus des courants matérialistes de notre époque. Elle seule a le secret d'enseigner aux écrivams la modestie, la retenue et la pudeur, et le droit d'opposer à l'école du mépris l'autorité « d'une grande école de respect \ »

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