‹ Les signes du tempsChapitre 28 sur 148 · Des Dcroirs des scifjncitrs, etc., p · texte numérisé non relu

Des Dcroirs des scifjncitrs, etc., p

En ce qui concerne la justice et la charité, les devoirs des seigneurs étaient encore plus rigoureux et plus précis, s'il est possible. Les ordonnances règlent et prévoient tout ce qu'ils doivent à leurs sujets et aux pauvres avec une abondance et une exactitude de détails qui n'ont que le tort d'enlever une part de son initiative à la charité privée. Elles leur enjoignent de renfermer leur dépense personnelle dans les bornes les plus étroites, afin d'abandonner aux indigents tout leur superflu ; de conserver et d'améliorer les fondations hospitalières dues à la piété des ancêtres; d'en établir de nouvelles; à défaut de fondations, d'assister directement les pauvres dans toutes leurs nécessités spirituelles et corporelles ; de recueillir les voyageurs, de soigner les malades, de créer des pharmacies; d'établir un médecin, un intendant des pauvres et « une confrérie ou compagnie de la charité » pour les visiter dans leurs souffrances et maladies; de distribuer chaque jour des potages en hiver quand le travail chôme, ou dans les temps de disette et de cherté, etc., etc. '.Tout cela n'était qu'une bien faible partie des obligations attachées au titre seigneurial, et qui faisaient réellement des possesseurs du sol les humbles servants des pauvres, les économes de la Providence. Comme les évêques, auxquels les an-

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