OBSERVATION I
Chantal D..., ro mois. Enfant née à terme de parents jeunes, en excellenté santé. La mère, en particulier, n'a pas été malade pendant la grossesse ét l'accouchement s’est fait normalement.
A noter le fait important que les grands-parents exploitent un chenil, où il existe en permanence 5o chiens. Pendant les premiers mois, l'enfant se développe bien, n’est jamais malade, en particulier n’a pas de convulsions.
À 9 mois cépendant, les parents commencent à s'inquiéter : ils constatent, en effet, que l'enfant ne peut rester assise toute seule et qu'elle tend de plus en plus à dévier ses yeux en dedans.
Le médecin de famille conseille alors un traitement par lés rayons ultra-violets et c'est à cétte occasion qué nous voyons l'enfant.
Au premier abord, la microcéphalie ét le strabisme de cette enfant nous font songer à un mongolisme frusté ou à une oxycéphalie.
L'examen clinique, outre les déformations craniennes et le strabisme, montre un déficit psychomoteur important : l'enfant ne peut s'asseoir seule et si on la met dans cette position, elle bascule en arrière et tombe. Même soutenue, elle ne reste pas debout. Si on essaie de la faire marcher, aucun mouvement dé marche automatique n'est esquissé; les jambes se croisent et les pieds n'avancent pas. De mêmeé, elle ne sait pas marcher «à quatre pattes », ce qui est pourtant habituel à cet âge.
Elle semble cépendant avoir des mouvements coordonnés aux membres supérieurs : elle prend de pétits objets pour s'amuser.
Elle connaît bien les membres de la famille, manifeste la joie ou la colère et sérait assez craintive.
Au point de vue neurologique : réflectivité tendineuse normale.
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Pas de troubles digestifs. L'enfant a 8 dents; elle pèse ; kg. 250.
Pas dé troubles du sommeil. Pas de troubles de la diurèse.
Le tableau clinique est donc celui d’un déficit psychomoteur prédominant au niveau des membres inférieurs.
L'examen radiologique du crâne ne montre aucune déformation imputable à l’oxycéphalie, mais décèle, par contre, de petites taches arrondies, de 1 à 2 mm. de diamètre, uniformément réparties de part et d’autre de la ligne sagittale sur le cliché de face. Sur les clichés de profil, ellés sont plus irrégulièrement réparties et forment deux amas, l’un antérieur fronto-temporal, l’autre postérieur pariéto-occipital, reliés par quelques calcifications éparses moins nombreuses.
L'examen ophtalmologique montré : O.D.G. : strabisme convergent alternant. Segment antérieur, paupières et annexes normaux; sans malformation congénitale. Réflexes pupillaires normaux.
Examen ophlalmoscopique :
OEirz prRotIT : papille pâle, à bords nets, vaisseaux normaux. Dans le champ nasal du pôle postérieur on observe un large placard blanchâtre d'aspect colobomateux, à bords festonnés, très largement entouré de pigménts noirs, de quatre diamètres papillaires. Les vaisseaux rétiniens passent en pont sur la lésion.
OEIL GAUCHE : papille pâle, à bords nets, vaisseaux normaux. Dans le champ nasal du pôle postérieur, à environ un diamètre papillaire du disque optique, on observe une petite lésion, de la dimension de un diamètre papillaire, blanchâtre, irrégulièrement bordée d’une mince ligne de pigment noir. Dans la région maculaire sé trouve une vaste lésion choriorélinienne qui offre grossièrement une forme de trèfle et mesure environ 5 diamètres papillaires de large sur 5 diamètres papillaires de hauteur; elle est surmontée des vaisseaux rétiniens qui franchissent loute sa longueur sans déviation notable.
Cet ensemble symptomatique : microcéphalie, strabisme, choriorétinite atrophique, déficit psychomoteur et calcifications cérébrales est suffisamment caractéristique pour l'attribuer à une infection toxoplasmique.
Malheureusement la preuve bactériologique n'a pas été fournie, la ponction ventriculaire n'ayant pu être pratiquée : la famille s’est opposée à toute intérvention, même à une ponction lombaire.
Le cobaye inoculé avec du sang de l'enfant n’a présenté aucune lésion. Deux autres cobayes inoculés également avec le brovat de cerveau du prémier, restent en bonne santé.
Les réactions sérologiques de déviation du complément n’ont pu être pratiquées, faute de souche de Toxoprasma à Toulouse.
(Observation I
(Observation I)