CONCLUSIONS
Les manifestations oculaires de la toxoplasmose paraissent avoir actuellement un regain d'actualité, non pas, semble-t-il, que l'affection soit plus fréquente en pathologie humaine, mais parce que les précisions diagnostiques permettent d’isoler des cas qui, jadis, passaient inaperçus.
Ces manifestations oculaires se caractérisent essentiellement par des altérations morphologiques à type surtout de microphtalmie, et par une choriorétinite aboutissant à la constitution de placards atrophiques d’aspect colobomateux: beaucoup plus rarement la toxoplasmose oculaire réalise une segmentite antérieure, des troubles de la motricité extrinsèque ou intrinsèque, des troubles de la perméabilité optique des milieux oculaires. |
Alors que, dans la forme acquise de l'adulte, les manifestations oculaires sont exceptionnelles, elles ont, dans les formes congénitales, une très grande valeur diagnostique : il s’agit, dans ce cas, de nourrissons souvent nés avant terme et dont les mères ont ou non présenté des signes morbides quelconques au cours de leur grossesse; ces petits malades présentent, dès les premiers jours de la naissance, outre les manifestations oculaires, des signes de méningoencéphalomyélite d'intensité variable et des signes radiologiques traduisant l’infiltration calcaire des nombreux foyers inflammatoires cérébraux.
Le diagnostic de certitude ne peut être porté que par le laboratoire qui montre la présence dans le liquide céphalorachidien du malade de parasites capables de déclencher, par inoculation, aux animaux de laboratoire, une toxoplasmose expérimentale typique, et par les méthodes biologiques qui indiquent l’apparition, dans le sérum du malade, d'anticorps spécifiques.