‹ Les Signes Oculaires de la ToxoplasmoseChapitre 25 sur 27 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Les premières tentatives thérapeutiques furent réalisées par EvaDrri sur le plan expérimental; ses essais portèrent successivement sur le moranyl (205 Bayer, 309 Fourneau), la quinine, le stovarsol et les stovarsolates de quinine, la tryparsamide, le tartrate d'antimoine, l’émétine, le bismuth liposoluble (camphocarbonate de bismuth et uméthyl8carboxethyl-nonoate basique de bismuth) et le novarsénobenzol, avec des résultats entièrement négatifs.

Actuellement, la thérapeutique en est encore à la phase des recherches sur animaux : WARREN et SaBin ont noté une certaine action protectrice in vitro de l’atébrine et aucune des divers sulfamides; mais in vivo c’est l'inverse qui s'est manifesté : sulfathiazol et sulfapyridine ont montré une action nette chez la souris et chez le lapin. Indépendamment des auteurs américains, BioccA et PasquariIN, en Italie, avaient noté l'influence du sulfathyazol dans la toxoplasmose du rat. Récemment, WEINMaNN et BERNE ont étudié chez la souris l’action de la sulfapyridine : ils arrivent à guérir tous les animaux inoculés en instituant le traitement avant le cinquième jour, mais au delà les chances de guérison sont d'autant plus faibles que le retard est plus grand. Cette guérison n'est pas accompagnée de stérilisation et le cerveaux des animaux est encore virulent.

Ces résultats indiquert une utilisation possible du composé sulfamidé dans la maladie humaine; cependant les injections de sulfapyridine pratiquées chez de jeunes malades peuvent donner lieu à des accidents d’intolérance (PEsME et DELBÈS) de même que la thérapeutique par le choc, sous forme d'in-

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jections intraveineuses de vaccin antityphoïdique, préconisée par KrAuUsE et Smirx de Chicago.

Selon les auteurs américains, les dérivés de la quinine n'auraient qu’un effet médiocre, tandis que la pénicilline et l'iodure de potassium seraient inefficaces.

Dans notre observation Il, la thérapeutique employée a comporté : au début, des injections intraventriculaires et intrarachidiennes de pénicilline et de soluseptoplix; cette méthode a été abandonnée après deux ponctions, car elle a paru choquante pour le malade. On a utilisé aussi les sulfamides par voie générale (adiazine 1 gr. par jour, ro jours environ), puis la pénicilline par voie générale, 100.c00 unités par jour pendant 10 jours environ. Des injections de sang maternel, 10 cc. à, 6 reprises, enfin 13 injections intramusculaires de glucenthime, produit antimonié peu toxique, employé dans le traitement du kala-azar. Toute cette thérapeutique n’a paru influencer en aucune manière l’évolution de cette affection.

Tous les essais thérapeutiques pratiqués jusqu'à ce jour semblent donc avoir abouti à un échec; il est cependant curieux de constater que les recherches ont constamment été orientées dans le sens de la chimiothérapie : les travaux expérimentaux paraissent pourtant sous-entendre que la voie des vieilles méthodes sérothérapiques se montre encore riche de promesses.

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