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tentatives d’inoculations expérimentales aux animaux de laboratoire que :
Le lapin est l’animal de choix : l’inoculation intracérébrale est presque constamment mortelle; les jeunes lapereaux paraissent aussi réceptifs que les adultes.
Le cobaye, comme le lapin, est susceptible de contracter l'encéphalomyélite toxoplasmique par inoculation intracérébrale.
La souris inoculée par voie cérébrale présente, suivant la virulence de la souche : soit une encéphalite aiguë mortelle en un temps variant entre 8 et 23 jours, ou bien survit avec des altérations névraxiques et en demeurant porteur de germes. — Inoculée par voie péritonéale, la mort est rare; l'animal fait une infection à évolution chronique : à la nécropsie on note une forte hypertrophie de la rate qui peut ou non contenir des kystes parasitaires. Le rat se comporte comme la souris inoculée par voie cérébrale avec une souche jeune : apparence de parfaite santé avec encéphale parasité.
Le macacus rhésus réagit seulement par une courbe fébrile et l'apparition de propriétés humorales antitoxoplasmiques.
Le poussin à peine éclos de l’œuf est très réceptif : l’inoculation intracérébrale entraîne la mort en 4 à 5 jours, après abattement et parésie généralisée.
Lorsqu'on inocule des ToxoprAsma à des embryons de poulets âgés de 14 jours, l’éclosion s'opère normalement le 21° jour. Les poussins sortent de l’œuf infectés et succombent du »° au 5°. jour. |
Le pigeon a une sensibilité des plus accusées : il présente une neuroinfection caractérisée par des troubles nerveux graves, une riche pullulation parasitaire à siège encéphalomédullaire, des altérations microscopiques intéressant surtout les méninges.
Chez les animaux inoculés, les lésions portent sur le cerveau toujours atteint, les poumons qui le sont à peu près toujours et parfois de façon considérable, puis le myocarde et les muscles striés, le foie et la rate: les reins sont rarement touchés. Tous ces organes présentent des granulomes disséminés avec présence de parasites. Le ToxopLasma humain détermine des lésions identiques à celles des toxoplamoses d’origine animale,
= PÊME
c) Voies de pénétration. — Les phénomènes morbides varient expérimentalement avec la voie d’inoculation utilisée.
Les centres nerveux se prêtent le mieux à la pénétration du virus dans l'organisme : quelles que soient la souche el l'espèce animale, l’inoculation intracérébrale déclenche presque constamment une encéphalomyélite plus ou moins rapidement mortelle. Les animaux qui y échappent se montrent pour la plupart réfractaires lors d’une inoculation d’épreuve pratiquée ultérieurement.
L'injection faite dans le nerf sciatique provoque une névrite inflammatoire intense, sans propagation du virus vers la moelle épinière; l'infection se généralise par d’autres voies. La neuroprobasie apparaît nettement lorsqu'on envisage des nerfs autres que le sciatique : nerf optique, nerfs de la base du crâne. — Il est probable que, dans le cas particulier du sciati que, l'intensité de l’inflammation locale réalise des conditions défavorables à la neuroprobasie du ToxopLasMA, tout en permettant sa généralisation par des voies différentes de celles du nerf intéressé.
Quand on utilise la voie intraoculaire les réactions varient suivant que l’inoculation est faite dans la chambre antérieure ou dans la chambre postérieure. L'inoculation dans la chambre antérieure n'’entraîne rien de particulier pendant les premiers jours, si ce n'est une exsudation blanchâtre dans la chambre antérieure, — Vers le sixième ou septième jour, on ‘observe une exophtalmie intense avec conjonctivite et opacités de la cornée, tandis que se constitue une iridocyclite hypertensive avec trouble de l'humeur aqueuse, exeudats dans la chambre antérieure, occlusion pupillaire et hypertonie considérable. — Aux environs du trentième jour se situe la phase terminale de l'iridocyclite, et l’évolution se fait vers l’atrophie du globe après ulcération cornéenne.
L'examen histologique montre une cornée dont l’épithélium est partiellement desquamé, le tissu propre est partiellement nécrosé et infiltré par des polynucléaires caryolysés et de rares monocytes, la membrane de Descemet est partiellement détachée; la vascularisation est intense vers le limbe. La chambre antérieure est le siège d’une exsudation sérofibrineuse, — L'iris et les procès ciliaires sont fortement altérés par des phénomènes inflammatoires aigus avec exsudation