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Seiser et Litzner trouvent régulièrement dans de l’urine normale 0,03 milligramme de plomb par litre; dans de l'urine pathologique ce taux s’élève à 0,15 milligramme.
Cooksey et Walton considèrent comme normal le taux de 0,02-0,05 milligramme de plomb par 1.000 centimètres cubes d'urine.
Millet [42] donne comme résultats de ses recherches la présence normale dans l’urine de 0,08 milligramme de plomb par litre.
Kehôe et Thamann trouvent dans l'urine normale 0,08 millHigramme de plomb par litre d’urine et 0,13 milligramme dans J’urine des saturnins. Ces chiffres résultent d’une enquête faite par ces auteurs chez des sujets n’ayant jamais travaillé le plomb (étudiants en médecine), chez des sujets ayant auparavant manipulé le plomb; enfin chez des sujets présentant des troubles d'intoxication saturnine par suite d’une exposition prolongée à cette intoxication.
Ils résument dans le tableau suivant les résultats de leurs
recherches
Étudiants Suiets peu exposés Sujets exposés
en médecine à lintoxication à l’intoxication
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Ces données sont confirmées par les recherches récentes de Fretwurst et Hertz, qui ont recherché systématiquement le plomb dans l'urine de 58 malades, qu'ils ont divisé en trois groupes.
Groupe 1 : 24 cas.
Sujets hospitalisés pour affections rénales, cardiaques, etc., les malades n'avaient jamais manipulé le plomb. Les auteurs ont trouvé dans ces urines de 0,01 à 0,07 milligramme de plomb (moyenne : 0,03 milligramme de plomb par litre).
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Groupe 2 : 27 cas.
Sujets hospitalisés pour cholécystites, prostatites, grippe, etc.; ils avaient manipulé le plomb plusieurs années auparavant, mais au moment de leur admission, on ne put relever aucun cas d'intoxication saturnine, malgré un examen clinique des plus sérieux.
Dans leurs urines, les auteurs trouvèrent de 0,01 à 0,05 milligramme de plomb par litre d'urine (moyenne de 0,03 milligramme de plomb par litre).
Millier delphi ere 0 0,01 0,02 0,03 0,64 0,65 Dans 1 litre d urine ÿ (nombre de fois) …. à 2 2 11 4 2 Groupe 2. — 7 cas.
Malgré des symptômes d’empoisonnement, la clinique seule ne pouvait affirmer le diagnostic de saturnisme. Fretwurst et Hertz ont trouvé dans les usines .: de 0,05 à 0,13 milligramme de plomb par litre (moyenne de 0,07 milligramme de plomb par 1.000 centimètres cubes). Milligr. de Pb... 0 0,1 0,2 0,03 0,04 0,05 0,06 0,07 0,08 0,09 0,12 0,43
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Nous pourrions encore produire les tableaux de Tannahill, qui, en 1929, a étudié la quantité de plomb contenue”dans l’urine de sujets normaux, de sujets travaillant depuis quelques mois le plomb, de sujets intoxiqués. Les résultats obtenus par Tannahill coïncident avec les résultats précédents.
Litzner et Weyrauch [39] ont précisé les relations existant entre la valeur du plomb sanguin et celle du plomb excrété par les urines
Avec un plomb sanguin de 0,01 À 0,03 milligramme: par 100 centimètres cubes de sang, l’excrétion urinaire du plomb varie de 0,01 à 0,06 par 4.000 centimètres cubes d'urine des vingt-quatre heures.
Avec un plomb sanguin de 0,04 à 0,06 milligramme par 100 centimètres cubes de sang, l'élimination urinaire du plomb est de 0,05 à 1 milligramme par litre d'urine des vingt-quatre heures. |
À la valeur critique du plomb sanguin, 0,06 milligramme par 100 centimètres de sang, le plomb urinaire est de 0,1 milhgramme par litre d'urine des vingt-quatre heures.
De toutes ces recherches nous retiendrons que l'élévation du taux du plomb dans l'urine à 0,07 milligramme indique la présence d’une intoxication saturnine latente; la teneur de 0,1 milligramme et plus indique l'existence d'une intoæicalion confirmée.
Ces conclusions ne sauraient être aussi absolues que celles formulées pour le plomb sanguin. Elles appellent des réserves, surtout depuis les travaux récents de Schmidt et Weyrauch, de Litzner et Weyrauch.
Litzner et Weyrauch estiment en effet que l'examen isolé des urines ne saurait avoir une valeur absolue pour le diagnostic du saturnisme précoce par suite des variations dans l'élimination du plomb par les urines.
Ils font remarquer, en outre, que S'il n’y a pas d’intoxication saturnine sans augmentation du plomb sanguin, une teneur de plomb urinaire au-dessous de 0,07 milligramme n'indique pas toutefois l’absence d'intoxication saturnine.
D'autre part, la correspondance entre les manifestations cliniques et la valeur du plomb urinaire est moins étroite qu'avec le plomb sanguin.
L'étude des urines pourrait encore, d’après quelques auteurs, permettre de rechercher d’autres signes précoces du saturnisme; si les recherches des cylindres et de l’albumine dans les urines n’ont pas de valeur, l'étude de la porphyrtnurie, par contre, mérite de retenir l'attention.
Ces données récentes sont bien étudiées dans le travail de Dhers [15], où nous les avons trouvées longuement exposées. On peut les résumer ainsi :
Porphyrinurie. — La porphyrine, substance chimique de composition définie, se divise en plusieurs catégories, dont les plus importantes sont les porphyrines urinaires (uroporphyrine et coproporphyrine), qui se caractérisent par, leur spectre.
On a longtemps attribué une action pathogène à l'uroporphyrine seule, mais des recherches expérimentales récentes ont montré que la coproporphyrine a une action pathogène supérieure à celle de l’uroporphyrine.
Dans l’intoxication saturnine, il y a élimination de porphyrine. Celle-ci fut mise en évidence pour la première fois par Benvendgic, puis ensuite par Massa.
À l'heure actuelle, la porphyrinurie est considérée comme un élément de diagnostic positif fort important, à condition toutefois que la quantité de porphyrine trouvée dans l'urine ait une certaine valeur, sur laquelle, d’ailleurs, les auteurs ne sont pas encore d'accord.
Dans deux travaux récents, Locatelli [40] a établi les rapports existants entre l'élimination de la porphyrine et la rétention.de celle-ci dans la circulation. L’élimination et la rétention de la porphyrine présentent d’une manière générale un parallélisme, mais parfois la recherche est positive pour les urines et négative pour les globules. Rarement, la porphyrine absente dans les urines est trouvée dans les globules rouges.