VALEUR DE LA MÉTHODE DANS LE DIAGNOSTIC DU PRÉSATURNISME
Pour admettre que la recherche du plomb dans les urines puisse fournir un Critérium chimique d’imprégnation saturnine, il faut être certain qu’on ne trouve jamais de plomb dans les urines des sujets normaux.
Heim, Agasse-Lafont, Feil [26], ont examiné l'urine de plus de cent sujets que leur profession soustrayait certainement à toute chance d’imprégnation saturnine- (comptables, enfants, femmes sans profession), puis des urines pathologiques de sujets sans chance possible de saturnisme (urines diabétiques, albumineuses), enfin même des urines de sujets exposés occasionnellement au maniement de composés plombiques (chimistes, garcons de laboratoire), Dans tous ces cas sans exception, la recherche du plomb est restée négative.
D’autres auteurs ont affirmé la présence d’une certaine quantité de plomb dans l’urine de sujets normaux. Cette quantité serait considérablement augmentée chez les saturnins. Badham [2] trouve dans 1 litre d'urine normale 0,005 jusqu’à 0,04 milligramme de plomb.
Dans une observation récente, Badham et Taylor dns qu'ils ont trouvé de 0,03 jusqu’à 0,45 milligramme de plomb pour 1.000 centimètres cubes d'urine; tandis que, pour une même quantité d'urine, ils trouvaient chez les saturnins de 0,1 à 0,2 milligramme de plomb.