LE PIED DU GORILLE
autres orteils, comme un pouce, et peut aussi servir aux mêmes usages que celui-ci. La base de son métatarsien forme une saillie analogue à celle que montre le pouce au contour antérieur du poignet. Le gros orteil atteint tantôt le milieu de la première articulation phalangienne du deuxième orteil, ou bien il la dépasse même un peu, mais sans atteindre tout à fait le milieu de la deuxième phalange. Il existe en cela des différences individuelles. A l'articulation du premier métatarsien avec l'extrémité postérieure de la première phalange <lu gros orteil il existe également une éminence qui proémine en forme de pelote à l'extrémité interne du pied. Le gros orteil est très large à la base, se rétrécit ensuite et s'élargit de nouveau dans sa phalange terminale. Avec ses grands rebords cutanés latéraux, ses tendons et ses coussinets adipeux situés sous la peau, toute cette partie du pied apparaît large et aplatie de haut en bas.
Du deuxième au cinquième les orteils sont moins larges que le premier. Le deuxième est dans la plupart des cas un peu plus court que le troisième ; le quatrième a presque la même longueur que ce dernier et n'est qu'un tant soit peu plus long que le deuxième. Toutefois il arrive aussi que le quatrième n'atteigne pas la longueur du deuxième (1). Le cinquième est beaucoup plus court que le quatrième. Les phalanges terminales s'amincissent vers l'extrémité antérieure et possèdent au côté inférieur, sur la face plantaire, des bourrelets allongés comprimés latéralement. La section transversale d'une semblable phalange est par suite presque un trapézoïde (avec un grand côté parallèle supérieur). Le dos du pied, bien que plat d'une manière générale (p. 18), montre sa plus grande élévation dans la région du premier métatarsien et s'en va en déclivité à partir de ce point vers le bord externe;
Le dos du pied est couvert de poils serrés jusqu'aux extrémités des métatarsiens ; le dessus des orteils, au contraire, est moins velu. Ces dernières parties présentent de forts sillons transversaux, surtout aux articulations, et sont assez souvent couvertes aussi de callosités épaisses, parce que l'animal replie les orteils et marche sur le côté dorsal de ceux-ci (p. 17). Les ongles des mains et des pieds sont noirs, comme le revêtement cutané tout entier. Ils sont pourvus à leur base d'une rainure nette, fortement bombés et généralement un peu plus larges à la base qu'à l'extrémité.
(1) V. Is. Geoffroy Saint-Hilaire, I. I, c, pi. V. De plus, Hartmann, Der Gorilla^ p, 14, rem. 4. . . • v
FORME EXTÉRIEURE DBS S
A la plante du (analogue ici à i
ied, la région du talon, la pelote du gros orteil 1 tlténar), les bases et les extrémités des orteils
sont garnies de bourrelets formés de muscles, de tendons et de peau. Les différentes parties de ces pelotes sent séparées les unes des autres par des sillons longitudinaux, transversaux ou obliques plus ou moins profonds, La peau noire de la plante est grossière et calleuse, mats présente néanmoins des rangées de papilles bien visibles.
Toute la peau de l'animal adulte est noir foncé, un peu luisante et couverte d'un grand nombre de rides entre-croisées.
Le gorille mâle jeune, considère dans l'ensemble, diffère beaucoup du mâle vieux. Le crâne n'a pas encore les crêtes qui caractérisent ce dernier. Cette partie de la tète apparaît par suite encore arrondie dans les régions pariétale et occipitale. A cet âge la tête ne s'élève pas autant eu arrière que chez les individus adultes. Les arcades orbitaires ne sont pas si proéminentes, la région faciale n'est pas aussi prognathe, le dos du nez moins long que chez l'adulte. Les formes corporelles des jeunes sont