LUXXO — LE GIBBON GRIS JAUNATRE
sont noirs. Les jeunes sont brun noirâtre , mais gris aux extrémités. Une ligne grise, partant de la poitrine, descend sur le ventre. Cet animal habite les montagnes de Garrau dans l'Assam.
VUako (Hylobatcs Rafflesîi, 1s. Geo/. S.-Hil.) a une coloration noire, qui ne présente de teintes brun rougeatre que sur le dos et les flancs. Une couronne, blanche cher, le mâle, grise chez, la femelle, entoure le visage. Ce singe provient de Sumatra (1).
Lo Gibbon gris jaunâtre (Hytobatet cntellotdcs , h. Gcof-
Fig. li.
S.-fiil.) a une robe gris clair ou jaune-fauve, formée de longs poils laineux et floconneux très denses. Cette coloration devient un peu plus foncée sur la face interne des bras et sur le cou ; elle passe ici au jaune rougeatre. Autour du visage se trouve une auréole de poils passant davantage au blanchâtre. La femelle présente généralement une coloration plus jaune que le mâle. Chez elle, le devant du visage n'est pas coloré en blanc, mais en fauve-rougeâtre ; un
(1) Les Matais donnent aussi le nom d'Unko à l'Hyl, i Unho-itam (unkos noirs) les Individus foncés d< blancs) ceux de couleur claire.
peu plus en arrière apparaissent quelques poils blanchâtres. Le visage, ainsi que les parties nues des mains et des pieds, sont noirs. Le deuxième et le troisième orteil sont reliés par une peau qui s'étend jusqu'à leur première articulation. L'animal habite la presqu'île de Malacca. Son nom spécifique est tiré de sa prétendue ressemblance avec le Hanouman des Tndous (Scmnopithccus Entellus, Cuo.) que représente la ûg. 14 (second plan à droite).
Le Gibbon à barbe blanche (Hylobates leucogenys Ogilby) (1) acquiert, grâce aux longs poils du sommet de la tête, qui se dressent en haut et en arrière, un aspect caractéristique encore accru par les longs poils blancs des joues et du menton , qui forment une couronne fermée au-dessus des yeux. Le reste du corps est noir foncé. La patrie de ce singe est inconnue.
Le Gibbon huppé (Hylobates pileatus, J.-E, Gray) est noir. Ses épaules, son dos et ses cuisses sont grisâtres. Les mains, les pieds, le pourtour du visage et du sommet noir de la tête sont blancs. Une tache blanche se trouve sur les parties génitales. Sur la poitrine il existe souvent une tache noirâtre. Les favoris sont également noirs. L'animal varie d'ailleurs avec l'âge et le sexe. Il vit dans le royaume de Siam et au Cambodge (2).
Le Gibbon gris noirâtre (Hylobates funereus, Is. Geo/. S.-Hil.) a les parties supérieures du. corps et le côté externe des membres d'un gris cendré passant au brunâtre. Vers le bas, il est brun noirâtre. Autour du visage s'étend une bande étroite gris cendré; mais, en arrière de celle-ci, on en voit une autre plus foncée, qui fait également le tour de la tête. Provient de l'île de Soulou (3).
Outre les espèces de Gibbons brièvement décrites ci-dessus, on en cite encore plusieurs autres, par exemple V Hylobates concolor Harlan, de Bornéo (4) ; Y Hylobates Muelleri L. Martin, du même pays; Y Hylobates choromandus Ogilby, du continent indien, etc. Mais le cadre restreint du présent ouvrage nous oblige à nous contenter des diagnoses spécifiques précédentes.
(1) Un exemplaire de YHylobates leucogenys Ogilby se trouve dans le British Muséum, Voyez J.-E. Gray, Catalogue of Monkeys, Lemurs andfruit-eating, Bats, etc. (London, 1870), p. 11. Une belle figure de ce singe se trouve dans les Proceedings of the zoological society ofLondon, 1877, p. 680, pi. 42.
(2) Une bonne figure de YHylobates pileatus, J.-E. Gray, d'après une gravure sur bois, existe dans Huxley, De la place de l'homme, etc., traduit par Daily, p. 129.
(3) Une très belle figure coloriée de YHylobates funereus, dessinée probablement après la mort de l'animal, par le célèbre Werner, existe dans : Description des mammifères nouveaux ou imparfaitement connus de la collection du Muséum d'histoire naturelle, par Is. Geoffroy Saint-Hilaire : Archives du Muséum, t. V, p. 26.
(4) Selon Monike YHylobates concçlor est appelé Ouo-Ouo par les Malais et Kalawet par les Dayacks de Bornéo (Blicke ouf das Pflauzen-und Thierleéen in den indischen Malaïenlandern ; Munster, 1883).