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LE CRANE ET Ut SQUELETTB DU CHIMPANZÉ

Le squelette du Chimpanzé offre beaucoup d'analogies avec celui du Gorille ; mais il présente certaines différences avec celui

Fig. .18. — Crâne du Chimpanzé mute

de9 autres anthropoïdes. Tout d'abord, en corrélation avec la taille en général moindre du Chimpanzé, celle de son squelette reste également inférieure à celle du squelette du Gorille.

Commençons par examiner la forme générale du crâne du Chimpanzé. Dans les deux sexes sa portion cérébrale est plus allongée, mais sa portion pariétale en môme temps plus arrondie que chez le Gorille. II ne possède pas ces hautes crêtes .osseuses, ces fortes arcades sus-orbitaires ; les orbites n'ont pas d'une manière aussi frappante le caractère do capsules osseuses, tubuleuses, nettement

distinctes des autres parties du crâne, mais se rattachent directement à la région frontale (fig. 18). Le dos du nez (l) est plus concave ; les mâchoires sont plus basses, plus déprimées de haut en bas dans leur partie médiane.

Si maintenant nous pénétrons plus avant dans les détails de la description du crâne du Chimpanzé, nous devons ici encore soumettre à un examen particulier les têtes osseuses d'abord des mâles vieux et des mâles jeunes, ensuite celles des femelles vieilles et des femelles jeunes. Car ici également chaque sexe et chaque âge nous offrent des caractères particuliers. Le crâne du Chimpanzé mâle vieux présente sur le haut de sa voûte (pariétale) des lignes temporales peu marquées. Celles-ci se rejoignent sur la voûte pariétale à une distance d'environ 60 à 90 mm en arrière des arcades orbitairès <et; forment là une crête sagittale peu élevée à laquelle se réunit une crête occipitale transverse peu développée. Les lignes temporales formant les bords supérieurs de la crête occipitale divergent à leur point de rencontre avec cette dernière. Il en est ainsi non seulement dans le crâne figuré ci-dessus, qui provient du Rio Quillou (Kuillou), mais encore dans celui du prétendu Troglodytes Tschego de Duvernoy (2). D'autres échantillons, appartenant à des mâles vieux, ne présentent, au contraire, pas de crête sagittale. Chez ceux-ci les lignes temporales, qui ne forment que des saillies très peu élevées, sont même séparées par un intervalle plus ou moins grand. Tandis que la crête occipitale du Gorille s'étend à la partie postérieure de la capsule cérébrale, comme une saillie complètement distincte, ayant le plus souvent une hauteur uniforme, elle ne forme qu'une éminence fort peu prononcée dans les crânes des Chimpanzés, où elle a pris un certain développement. Chez le Gorille mâle, cette crête délimite l'écaillé occipitale, qui est tantôt plane, tantôt légèrement convexe; tandis que chez le Chimpanzé mâle vieux elle offre une courbure encore plus considérable. Cette dernière partie du crâne forme à peu près la moitié d'un ovoïde placé horizontalement. Les apophyses mastoïdes sont également développées chez ces animaux. La crête occipitale externe et les lignes demi-circulaires sont le plus souvent bien nettes. On retrouve des traces d'apophyses styloïdes plus reconnaissables que chez le Gorille. Chez celui-ci, de même que chez le Chimpanzé, il existe une apophyse obtuse du temporal, vis-à-vis de laquelle se dresse une cheville

(1) Voyez aussi les figures de crânes de Chimpanzés dans mes travaux déjà plusieurs fois cités dans : Arehiv far Anatomie, etc. ; dans mon ouvrage : Der Gorilla^ pi. xx, fig. 1, ainsi que le Traité d'ostéologie de Bischoff.

(2) Duvernoy, l. c, VI, fig. B.

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