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que, portant sur un sujet quelconque, et je pourras vous répondre. Mais que me servirait de vous réfuter et de vous prouver que la raison politique, dans le sens que vous l'entendez, est complètement bannico des délibérations du Cercle ? ne pouvez-vous pas me répondre : ‘“ Mais j'ai dit politiques ou autres” ?
Voyez-vous maintenant toute l’élasticité de votre perfide accusation, et n'ai-jo pas parfaitement raison d'affirmer que formulée ainsi, elle ne veut rien dire du tout...
quoiqu’elle soit manifestement destinée à insinuer beaucoup.
Politiques ou autres ; de grâco expliquez vous, mon cher docteur, et dites nous hardiment ce que nous devons comprendre.
Devons-nous comprendre que vous donnez votre démission commo membre du Cercle, parceque celui-ci repousserait des catholiques pour des raisons politiques ?
Ou autres ? mais alors quelles sont ces autres raisons, Il importe fort do les confaître, Elles peuvent être en effet excellentes ot alors dans quelle mauvaise position ne seriez-vous pas placé.
J'incline à croire cependant que vous avez réellement l'intention de dénoncer ici ce que vous appelez les raisons politiques puisque, cinq ou six lignes plus loin, vous ajoutez ‘ que la manifestation de la vérité ‘ ne doit pas être restreinte à un certain ‘“ groupe d'individus à couleur et à idées ‘“ choisies d'avance,”
Docteur, franchement vous m'étonnez.
Non, ce n’est pas vous, vous un conservateur, qui avez écrit ces lignes d'où s'échappe, à n'en pas douter, le vrai cri du libéral confondu et humilié,
Cette clameur, je la connais. Plus d’une fois elle a frappé mon oreille, mais toujours elle s’est élevée des sentinos du libéralisme, et, aujourd'hui encore, ce sont les grands-prêtres de cette erreur condamnée qui mugissent ainsi, à l'abri de votre nom, leurs colères et leurs haïines.
Je m'en moque.
Vous, mon cher docteur, vous n'êtes que leur bouclier.
On se sert de vous, de vous, un bon catholique, de vous, un conservateur convaincu, J'aime à le croire, pour proférer |
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contre le Cercle la puérile accusation qu’il refusé d'admettre des catholiques dans son séin pour des raïsons politiques, parceque de tels hommes n'appartiendraient ‘bas à ‘“ ce groupe d'individus à coulenr et à idées choisies d'avance. ”
Cela veut simplement dire, étant donnée là corhposition actuelle du Cercle, que vous réprochez, vous conservateur, au Cèrcle de refuser l'admission de certains libéraux, ‘ du reste honnêtes et respoctables, ‘’ ot ce refus serait motivé par des
raisons politiques.
Mais vous êtes renversant, monsieur, et v'ai-jé pas rais9n d'affirmer que ce doit être un libéral qui vous emprunte et votre nom et votre plume ?
Maintenant, comme quéstion de fait, je nie votré accusation. ‘
Je vous ai démontré qu'avec la constitution actuelle, votre œuvre, celle de lantorité diocésaine, il est impossible, souverainement injuste et ridicule d’attribuer à tout un corps ce qui peut être l'œuvre d'un seul, eur il ne faut qu'une senle
boule noire, jetée dans l’urne, pour empê-
LA
ere dur
cher l’admission de. n'importe quel catholique ‘“ du reste honnête et respectable. ”
À co point de vue, vous ne pouvez pas attaquer le Cercle, sans vous briser vous même.
Si l’on consulte maintenant les faits, et c'est là un travail que vous auriez dû faire avant de lancer votre accusation, on voit que le Cercle a refusé, de temps à autre, l'admission de certaines personnes, et l’on constate, sans la moindre difficulté, l’absence complète de motifs politiques dans de tels refus.
La meilleure preuve c’est que les candiduts malheureux appartiennent également ot au parti conservateur et au parti libéral.
Cela vous avait échappé, sans doute.
Votre «crusation perd donc ce second appui, ot avec elle tombe, pour ne plus se relever, la cinquième raison qu'on vous avait soufflée pour motiver, après coup, votre démission de membre du Cercle catholique.
Il ne vous reste plus qu’une senle raison : c'est le sermon même, le remarqua-
el cathoctabl e, : 11 1VeZ pas ser vous
faits, et dû faire on voit à autre, s, et l’on Ité, l’abes dans
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au parti
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le raiarqua-
LU
ble sormon, prononci le jour de Noël, à ln Basilique par le révérend M. Legaré.
Encore vingt quatre heures, mon chor docteur, et cette raison vous ne l'auroz plus, Villa Mastaï, 9 janvier 1884.
Vous terminez l'énoncé de vos raisons en donnanteomme indiscutable argument, comme suprême et irréfutable motir le sermon même, prononcé à la Basilique de Québec, le jour de Noël.
C'est à lire.
“ Si, par hasard, dites-vous, le eomité “ ne trouvait pas mes raisons bonnes, je
| ‘“ me permettrais de le référer au sermon
‘prononcé à la Basilique de Québec, le ‘jour de Noël, 25 du courant, par Mon- “ sieur le Grand-Vicaire Légaré ; il trou- ‘ véra dans la seconde partie de ce rémar- ‘ quable discours des motifs plus que ‘suffisants pour justifier pleinement ma : présente démarche.”
Voïlà qui est assez habile ; mais, ersyez moi, docteur, ce m'est pas do vous. Je