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Cependant cette confusion n'est qu'apparente.
La société de travail se différencie très nettement de l'association de production par ce fait qu'elle n'achète point de matières premières, ne possède point d'outillage et n'exploite que sa main-d'œuvre.
Elle ne réclame donc que des capitaux Imfimes, et n'offre que des risques très limités.
La société de production nécessite, au contraire, un outillage relativement coûteux, exige une mise de fonds initiale assez importante et par suite se consütue plus difficilement ; elle doit faire des retenues considérables et prolongées sur les salaires pour amortir l'outillage, elle doit faire appel à l’aide de l'Etat, et est souvent même réduite à l'emprunt. Elle se débat contre des difficultés souvent insurmontables, végète, décourage ses membres, et meurt parfois à peine née.
Elle se heurte également étant une entreprise directe, à la difficulté de l'achat avantageux des matières premières, car des jalousies intestines paralysent l'intialive individuelle des gérants, lesquels ne peuvent s'approvisionner librement au mieux selon les cours des divers marchés, comme le font les industriels patrons ; l'association de production se heurte à la difficulté des débouchés immédiats, préoccupée qu'elle est, à la fois de la fabrication et de la vente en détail de ses produits,
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La société commerciale, au contraire, en vendant les services ou les produits de sa main-d'œuvre, dislribue immédiatement des salaires à peine entamés par de faibles charges (établissement de caisses de secours et de réserve) ; c'est une sousrentreprise qui vend en gros et à forfait un seul produit.
D. — I] y a quelques années, un industriel philanthrope, M. Smith (1) a proposé une entente, une union entre l'association patronale et les ouvriers organi- £és:
Il désirait que l'association patronale concluât un contrat ferme avec l'association ouvrière.
Les ouvriers s'engageaient à ne s'employer que réciproquement entre membres de « l'alliance ».
Le patron organiserait lui-même les alllances. M. Davis, président du trades-council de Birmingham, déclarait en 1898, que ces alliances, là où elles existaient, avaient agi à l’avantage des deux parties, patrons et ouvriers.
On reprocha à ces alliances toutefois de tenir peu
de compte du consommateur, qui paierait cher les
(1) Revue d'économie politique, 1901, M.R. Jay, Une nouvelle forme d’associalion ouvrière,