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IV PRÉFACE

ment adoptées au sein de la Commission du Travail, sous l'impulsion et la présidence de deux hommes d'État éminents : MM. Eud. Pirmez et Victor Jacobs.

On nous reprochera peut-être de n'avoir pas complété quelques points de notre rapport, notamment le § 2 du chapitre I, où nous répondons à l'objection principale que soulèvent la fondation et le progrès des sociétés coopératives. Deux raisons nous ont fait agir ainsi. L'une est péremptoire : c'est le peu de temps libre au milieu d'occupations professionnelles de plus en plus absorbantes.

L'autre a bien aussi sa valeur. Des faits récents sont venus confirmer ce qu'un critique, d'ailleurs très bienveillant, appelait notre " ingénieux plaidoyer „ et ce qui reste notre intime conviction, savoir : les sociétés coopératives ne détruisent pas nécessairement les intermédiaires. Ceux-ci se sont montrés intelligents à Bruxelles et à Louvain; ils y ont spontanément abaissé le prix du kilogramme de pain et favorisé ainsi, tout en continuant leurs affaires, l'épargne des membres de la Maison des Ouvriers et de la Gilde Saint-Pierre, avant même que ces derniers eussent formé une société coopérative de consommation.

Le lecteur non encore familiarisé avec les sociétés coopératives, voudra bien nous permettre une recommandation. Nous le prions de ne point arrêter son jugement sur ces associations et sur l'appui qu'elles méritent, avant d'avoir pris connaissance de tout notre travail. C'est pourquoi nous l'avons rendu le plus succinct possible et avons ajouté peu de chose à cette nouvelle édition.

24 septembre 1887.

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