VI PREFACE DE LA DEUXIÈME EDITION
sont votés chaque année par les Chambres pour l'encourager, et si nombreux sont les hommes qui se consacrent à cette œuvre qu'il a fallu aussi inscrire un crédit spécial au budget pour les médailles destinées à les récompenser.
D'ailleurs, pour l'un comme pour l'autre de ces deux grands modes d'association, des lois organiques ont été votées, celles de 1884 et de 1898, et sont sans cesse remises sur le métier pour être améliorées et élargies.
Combien il en est différemment de l'association coopérative! Et encore faut-il faire ici des sousdistinctions.
S'agit-il des associations coopératives ouvrières de production, des associations agricoles de production, des sociétés coopératives de construction, des sociétés coopératives de crédit, pour tout ceci les sympathies et les faveurs de l'Etat ne font pas défaut. Lois nombreuses destinées à faciliter leurs tâches, exemptions d'impôts, subventions gratuites ou à titre de prêts qui vont de quelques centaines de milliers de francs pour les premières à une centain'e de millions pour les dernières, rien ne leur fait défaut, sans compter une large publicité dans la presse.
Mais quand on arrive à la société coopérative de consommation, un grand silence se fait. S'il y a des congrès ou des banquets, personne n'en sait rien,