‹ Les sociétés coopératives de consommationChapitre 7 sur 51 · PREFACE DE LA DEUXIEME EDITION IX · texte numérisé non relu

PREFACE DE LA DEUXIEME EDITION IX

gramme, mais encore qu'il faudrait montrer des résultats. — Mais quel autre mouvement social peut offrir à l'appui de son programme plu-s de réalisations déjà effectuées par tous pays, et, comme gage de l'avenir, des statistiques qui montrent une ascension plus régulière et qui donnent mieux l'impression d'une poussée irrésistible? Claudio Jannet écrivait, il y a une vingtaine d'années, que c'était la seule expérimentation sociale du xix" siècle qui eût réussi. — Par tous pavs. avons-nous dit? Peutêtre aurait-il fallu ajouter : hormis en France, car là les résultats sont vraiment très médiocres ^ Nous en chercherons les causes, mais en attendant nous devons nous demander si cette médiocrité des résultâtes ne tient pas en partie à l'indifférence du public, et à celle des coopérateurs eux-mêmes en ce qui concerne leurs possibilités d'action et leur destinée. Et c'est pour essayer de secouer cette double indifférence que ce petit livre a été écrit. Nous ne sommes pas en souci quant au progrès de la coopération dans le monde — mais nous ne sommes pas aussi certains que la France puisse prendre dans le mouvement coopératif le rang qui

1. Cette appréciation pessimiste est malheureusement celle de tous les auteurs étrangers. En voici une entre cent. Dans un livre anglais de M. Fay (Coopération at home and abroad) nous relevons cette phrase significative : « Nous voyons partout les signes que dans un avenir rapproché — excepté en France — les sociétés coopératives engloberont la grande majorité de la classe salariée. »

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