CONCLUSION
Pour bien comprendre l'assurance mutuelle, il faut en dégager l’esprit et les vrais mutualistes ont toujours cherché à maintenir ce qui a fait la force de leurs sociétés, c’est-àdire une fusion complète entre société et sociétaires, le seul but poursuivi étant de procurer à ceux-ci la sécurité à laquelle ils ont droit.
À cette fin, ils conservent des rapports constants avec leurs assurés qui sont également leurs sociétaires, dont ils connaissent ainsi d'autant mieux les besoins, et c’est d’ailleurs en général dans une circonscription limitée que les créateurs de ces sociétés ont exercé leur activité.
Si la nécessité d’un équilibre des risques les a déterminés à étendre leur périmètre d’action, ils n’en ont pas moins continué à rester fidèles à ces principes auxquels ils demeurent particulièrement attachés.
Le caractère non commercial des sociétés domine toute la matière, et nous avons insisté sur ce point essentiel quand nous avons examiné le problème de la fiscalité.
Et, pour conclure, ne peut-on pas dire que de tels organismes — qui ont été à l’avant-garde de cette branche d’activité en France et dont beaucoup invoquent, à juste titre, un passé plus que centenaire — paraissent, par leur forme « mutuelle », les plus aptes à remplir le rôle social qu’est appelée à jouer l’assurance dans l’économie moderne ?