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L. 20 92,5 Jo 11,54 % Viag

EL | 62,8 ! Metallgeseliséhaft.

FS 3 16,6 Hi. Producteurs européens et | canadiens.

13,2 90,9 & 9.4 % Etat bavarois.

407 \ 10 % aluminium Werke A.G.

20ADTO | A4 Se 1 62,8% Metallgesellschaft.

re tye Particip. AUTRES ACTIONNAIRES a) Donauwerke für Kalkind. sl 87,5 % 2° Alzwerke - Muuich ...... 3 50 50 % Société Wacker. ÆE - MÉTALLURGIE 19 Deutsche Industrie Werk. 45 100 % (4) a) D. Ind. Werke-Spandau. 0,4 100 % (4) ) 20 Rheinische Metallwaaren. 20 65,86 % (4) 25 °/ Krupp A.G. a) Rheinische Sæœmmerda . 3 100 % (1) k b) Borsig Maschinenbau... 6 100 % (1) 3° Lseder Hütte,.:....:.... 42,6 25,41 % a) Gewerksch. Fridriech d; CR Kuxe 400 b) Gewerksch. Preussiche . Kuxe 100 % c) Kalkwerk Marienhagen . | 0,5 52 Reste à une filiale. F - PARTICIPATIONS DIVERSES 40 Bayer. Lloyd. Schiffahrt . 4,6 40 G - FILIALES D’ADMINISTRATION 1° Industrie Anlagen....... 0,1 100 % 2° Industr. Gelænde Gesells. 0,48 | 400 % 30 D. Industr. Versiche- PUNBSE 2. tee one ame La 0,005 | 100 %

(1) Entreprises d'armement.

Tableau puisé dans le Grünbüch der Aktien-Gesellschaft 193%

Ce tableau met en lumière l’organisation interne de chaque branche industrielle dans laquelle la VIAG prend des participations. Dans chaque branche se détachent une ou plusieurs branches importantes, telles que ReichsKreidit pour les banques, Elektrowerke pour l'électricité, Vereinigte aluminium Werke pour l’aluminium ; ces entreprises, qui peuvent être appelées chefs de file à l’intérieur de ce vaste organisme, possèdent elles-mêmes de nom-

breuses participations dans des sociétés ayant des objets identiques ou voisins ; c’est ainsi que les ElektroWerke sont représentées dans 16 sociétés d’électricité de grande ou moyenne importance ; de même, la ReichsKredit est actionnaire à titre permanent d’une dizaine de banques, parmi lesquelles Akzept und Garantie Bank, Diskont Kompanie, Deutsches VerehrsKredit Bank, Deutsche Orient Bank, etc. (1).

Il convient en outre de noter que la VIAG et les entreprises de première importance de chaque branche industrielle qu’elle contrôle, sont actionnaires à côté d’autres collectivités publiques, de sociétés d'économie mixte, dans lesquelles, en général, de ce fait, l’influence privée est faible ; il s’est produit ainsi, de la part des collectivité publiques grandes et petites, une pénétration importante en profondeur dans l’économie allemande ; dans cette intervention, le Reich a une position prépondérante grâce à la VIAG. Le Reich s’est efforcé, au point de vue de la gestion, de modeler son action économique sur celle des particuliers ; il a mis, comme eux, au premier plan le souci de la rentabilité ; c’est pourquoi les résultats financiers de ses interventions, et particulièrement de la VIAG peuvent être considérés comme favorables, compte tenu des difficultés de toutes sortes auxquelles a eu à faire face l’économie allemande pendant les années de dépression.

3° Résultats financiers

Quelle que soit l’attention que l’on apporte à apprécier les divers éléments d’une entreprise complexe et surtout d’une holding, même privée, ce groupement financier de sociétés d'objets divers présente toujours un inconvénient: il se produit fatalement une certaine compensation entre les bons et les mauvais éléments ; ainsi, certaines entreprises, qui n’ont pas une base suffisamment solide, subsistent aux frais des autres ; cette compensation fâcheuse

(1) Cf. AEC, mai-août 1932, p. 254.

pouvait être crainte dans la VIAG, dont les participations sont en majorité motivées par l’existence d’un intérêt général ; elle ne présente cependant pas beaucoup d’inconvénients en raison de la structure de la holding, dont les intérêts se manifestent, dans la proportion de 60 % dans l’industrie électrique ; or, cette industrie, jeune encore, s’est constamment développée et offre un degré élevé de rentabilité.

Cette observation ne doit pas empêcher de chercher à dégager les résultats d’ensemble, après lesquels nous pas-

serons en revue les résultats afférents à chaque branche de la VIAG.

A) Résultats d'ensemble

Ces résultats sont caractérisés par l’évolution des plus importants postes du bilan pendant la période 1924-1936.

ACTIF (En millions de Reichsmarks, chiffres arrondis) 4°" Avril 4924 4°" Avril 4931 4° Avril 4936 Participations (1)........ 113,6 247,9 : 243,2 MATOS RE eat. de der Comptés dans les particip. 3,2 ; £ Filiales : 24,6 Débiteurs divers... ...... + 18,8 34,3 Divers : 47,6 Avoir en banque ........ 1.3 4,7 8,8 COMPTES D'ORDRE OstPreussenWerk . — 14,7 — Garanties { Elektrowerke. —- 51,7 29 Autres filiales 9), (4) 129 2,5 PASSIF Capital et réserves....... 132 195 228,8 PTOVISIONS HN Er = == 7,4 Emprunts à long terme.. — 66,2 25,3 Créditeurs (filiales et div.) 3,5 29,6 20 - COMPTES D’'ORDRE......., (les mêmes qu’à l'actif)

(4) Les participations ont dépassé 282 RM en 1932.

Après avoir pris une rapide extension jusqu’en 1932, année où elles atteignirent leur maximum, plus de 282

Mhns, les participations ont légèrement diminué, probablement par suite de l’amélioration économique générale et de la politique de la VIAG d'amortissement de ses emprunts surtout extérieurs ; son portefeuille constitue, en effet, un volant qui lui permet de garder une faible liquidité. Les participations semblent s'être stabilisées aux alentours de 250 Millions de RM ; ces bilans montrent l’appui financier, par crédits et garanties que la VIAG procure à ses filiales. Le caractère satisfaisant de la situation de l’entreprise, qui se dégage d’un examen rapide des principaux postes de son bilan, est confirmé par la relative stabilité des dividendes qu’elle a distribués pendant les 10 dernières années ; de 1924 à 1936, leur taux a varié entre 5 et 8 % ; on ne trouve pas trace ici de l’infériorité de l’action économique des collectivités publiques par rapport à l'initiative privée : en effet, de nombreuses holdings privées n’ont pu donner de résultats aussi satisfaisants pendant la dure crise qui à ébranlé l’économie allemande ; il est vrai que le Reïch, en tant que producteur et commerçant, a toujours eu un sens de l’organisation économique dont on chercherait vainement d’autres exemples dans de nombreux pays. Mais ces bons résultats ne proviennent pas seulement d’une gestion heureuse. Il faut tenir compte également de la place importante que tiennent les entreprises électriques, peu touchées par la crise, dans la VIAG ; ce « secteur abrité » a fait profiter les autres éléments de son abri ainsi que nous le constaterons plus loin en dressant le tableau des dividendes distribués par les entreprises dans lesquelles la VIAG possède une participation ; auparavant, il convient de jeter un regard sur les dividendes distribués par la VIAG elle-même de 1924 à 1936 : |

1924/26 1926/27 1927/28 1928/30 1930/31 1931/34 1934/36 5 % 6 % 7 Yo 8 % T\Tor. 5 % 6 %

À ce résultat global, les diverses entreprises ont contribué de la facon suivante :

D % Vo % % Sociétés bancaires :

ReichsKredit Ges/ 1:42 8 7 4 5 5 Deutsche Revisions u Treuh....... 10 10 410 10 10 Electricité :

HeLTENWVELKES ES RUES EE re ee 8 7 5 5 5 ASP ReRGDA UNREAL EST 10 10 7 6 6 OstPreussenwerke.......:.:...:.. 3 3 3 3 3 Wurttemberg. LandesElektr....... 6 5 4 4 5 Rheiïinisches Westf. Elektr......... 10 10 5 5 5 Schles. Elektr. und Gas........... 10 10 Det e 8 Aluminium :

Vereinigte Aluminium Werke..... 9 9 6 0 0 Innwerk Bayer. Alum............. 6 6 6 6 6 Verein. Deutsche Métall, W. ? 0 0 0 0 Azote synthétique :

Bayer::KraftWerkeT Limousin. 6 5 0 0 0 Mitteldeutsc. Stickstoff W......... 8 7 6 ? ? Alzwerke. 6 6 6 6 6 Métallurgie :

Deutsche Industrie Werke......... (D 0 0 0 0 Rheïin Metall Werke u Masch...... 7 1 0 0 0 Lseder Antenne rie 6 0 ? , ?

Autres participations :

Bayer. Lloyd Schiffahrt ........... 5 6 à 0 0 Sociétés de gestion : RM. RM. RM.

Imdustrié Anlagent cr p > 20.000 20.000 130.000 Industrie Gelandese rue p ÿ 55.000 60.000 50.000

Il ressort de ce tableau que la stabilité des heureux résultats de gestion de la VIAG est bien due à ses participations électriques.

En résumé, la société VIAG est une entreprise publique du type très commercialisé, à la fois par le régime légal sous lequel elle est placée, par la collaboration technique et financière des particuliers dans certaines des entreprises qui la composent et par la qualité de sa gestion. Celleci est, en effet, caractérisée par le souci de la rentabilité des capitaux investis de même que dans les entreprises privées ; les considérations sociales y apparaissent peu ou pas du tout ; cependant, la plupart des entreprises et par-

ticipations publiques groupées dans la VIAG ont pour origine un intérêt général, parfois même national. Le Reich, suivant en cela une vieille tradition allemande et bénéficiant à la fois de la large expérience économique acquise par les collectivités publiques et de la stabilité de son régime politique, s’est révélé bon industriel et bon commerçant ; intervenu pour soutenir, compléter et harmoniser l’économie allemande insuffisante à répondre à des besoins pressants concernant la défense nationale, il a employé avec succès les méthodes capitalistes, techniques et financières et est devenu lui-même un de ces grands capitaines d'industrie qu’il a parfois, rarement il est vrai, combattu au nom de l'intérêt général. Le point de vue social n’apparaît que très lointain dans ces interventions ; le but du Reich a été d'améliorer et d'accroître les forces productives de la nation, de préparer l’économie allemande à de nouveaux triomphes ; le Reich, en vertu de cette remarquable continuité de vues de ses dirigeants, sauf l’accident weimarien, qui tient sans doute à une caractéristique de la mentalité allemande, confond l'intérêt des individus avec celui de la nation et voit ce dernier dans une expansion continue de la production, à laquelle il doit aider de toutes ses forces ; vue sous cet angle, l’économie mixte, telle qu’elle est pratiquée à l’intérieur et par l’intermédiaire de la VIAG semble être beaucoup plus un moyen qu’une fin ; on ne cherche pas à réaliser un équilibre durable entre particuliers et collectivités dans ces entreprises d'économie mixte car l’action de la personne publique est passagère, elle tend à obvier à une insuffisance temporaire de l’action privée ; elle lui laissera la place quand elle sera en mesure de remplir son rôle ; elle accomplit un devoir beaucoup plus qu’elle ne cherche à s’assurer des droits; le premier devoir est d’accroître la production: cette pensée, traditionnelle en Allemagne depuis sa transformation industrielle est de plus en plus pressante dans un pays qui se croit pauvre et cependant appelé à de grands destins. L’économie mixte n’a pas eu besoin de réglementation générale et détaillée en Allemagne car il n’y a plus

de lutte sur le plan économique entre collectivité et particuliers ; il y a collaboration, union de tous les éléments de la nation en vue du but commun ; accroître les forces nationales. L’économie mixte a perdu dans ce pays son sens socialiste et, par là, son élément stabilisateur, si paradoxal que cela puisse paraître ; devenue fonction des né- - cessités nationales, elle est comme celles-ci accidentelle et temporaire.

Nous allons avoir une confirmation de ce caractère en examinant les modalités et les résultats de l'intervention du Reich dans le domaine bancaire pendant la crise économique ; des faits récents viendront corroborer l’opinion émise plus haut.

SECTION II

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