UN SOUVENIR DE
Noas allons transcrire un projet de statuts, ancien déjà, tout en nous gardant de le proposer comme ûa modèle à, suivre les yeux fermés.
Une fois le principe admis, les ouvriers de chaque corporation sont toujours les meilleurs juges des changements à introduire dans les règlements intérieurs de leurs contrats.
Ces statuts doivent rappeler aux ouvriers de notre temps les. tendances d'esprit où l'on était en 1848.
Ils portent la signature d'une fempi<£
d'un grand cœur et d'une haute intelligence, trop oubliée de nos 'jours, madame Jeanne Deroin. J'ajouterai que nous n'avons pas connu, dans la proscription, une seule personne qui ait supporté avec plus de dignité son sort que cette noble martyre, qui semble s'être fixée définitivement en Angleterre, où elle vit entourée de l'affection de ses enfants, pour lesquels son amour semble grandir à mesure que l'âge lui rend la vie plus dure et plus pénible.
Une autre signature, c'est celle du bon, du vertueux Delbrouck, mort après avoir si noblement accompli son devoir pendant le siège.
On se rappelle la lettre si pleine d'abnégation, si fière, par laquelle l'architecte Delbrouck refusa la croix de la Légion d'honneur des mains du général Trochu.
ouvrières j29
Espérons qu'il se trouvera quelqu'un
pour écrire là vie de cet homme de bien,
qui commanda avec tant de courage un
corps du génie pendant la Commune.
Voici les statuts de Y Union des associations fraternelles, rédigés en 1849: